L’enfant et la pratique du jeûne : penser aux répercussions sur sa santé

Est-ce raisonnable de faire jeûner un enfant ? Beaucoup de familles, sous le prétexte d’habituer leurs petits à pratiquer le jeûne, incitent ces derniers à le faire ne serait-ce qu’un jour, les encourageant parfois à recommencer l’expérience. On a tendance à décider que plus l’enfant est jeune, plus on est en mesure de forger son endurance, et que l’âge de 5 ou 6 ans est idéal.  C

es gamins (garçons ou filles) n’étant pas encore pubères pour être dans l’obligation de « faire » le Ramadhan, les parents devraient réfléchir aux répercussions sur leur santé. Qu’en est-il des besoins nutritionnels d’enfants en pleine croissance que l’on prive de nourriture et d’eau pendant toute la journée ?

Des apports journaliers en glucides, en lipides et en protéines sont indispensables à son développement, avec des taux respectifs de 45-50% (les glucides représentant la première source en énergie de la journée), 35-40% et environ 15%. Une longue liste d’aliments nécessaires avec les apports nutritionnels conseillés en acides gras essentiels, en vitamines (dont les vitamines C et D), en calcium et en fer, disponibles sur des sites spécialisés, indiquent les besoins d’un enfant à différents âges selon qu’il soit un garçon ou une fille, les nutritionnistes précisant que « les valeurs moyennes peuvent varier en fonction de la vitesse de croissance et de l’activité physique ».

Les petits sont en mouvement en permanence,  leur cerveau a un grand besoin d’énergie pour son oxygénation et son fonctionnement. Des chiffres sont donnés sur les apports quotidiens conseillés en énergie chez les enfants de 3 à 12 ans, ainsi que les catégories d’aliments à consommer chaque jour (pour leurs apports en protéines, en glucides, en lipides, en acides gras essentiels, en fer, en calcium, en vitamines, en minéraux …).

Lait et produits laitiers, viande, poissons et œufs, féculents, légumes et fruits, huile et/ou beurre, boissons (eau). Inutile de dire qu’entre ce qui est recommandé et la consommation réelle, il y a certainement un écart induit par la constante érosion du pouvoir d’achat des familles.

Nadia Rechoud

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