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Le recours à la justice contre toute personne auteur d’agression sur les personnels de santé

Ce sont 1922 cas d’agressions physiques et 27909 agressions verbales qui ont été répertoriées au cours du premier semestre de l’année en cours à l’échelle nationale. Ces chiffres ont été révélés par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui, qui a mentionné que « 626 affaires judiciaires avaient été engagées par les établissements contre les auteurs d’agressions sur le personnel du secteur ou de la dégradation des biens publics ». M. Miraoui s’est dit « consterné » par ce nombre « effrayant » d’agressions ayant ciblé des personnels qui « veillent constamment sur la santé du citoyen », condamnant par la même occasion toute forme de violence qui, a-t-il souligné, est « un comportement étranger à la société algérienne », et qui cible les personnels de la santé. Qu’il s’agisse d’agressions corporelles, verbales ou morales, notamment au niveau des urgences médicales et lors de la permanence de nuit. Il a affirmé qu’une série de mesures « d’urgence » ont été prises afin de contrer ce phénomène qui n’a cessé de s’amplifier, créant une atmosphère d’insécurité au milieu d’une situation d’anarchie. Le premier responsable du secteur a précisé que ces mesures portaient sur l’organisation des services accueillant les patients et leurs accompagnateurs, la formation des agents de sécurité au niveau de ces établissements et les instructions données aux responsables des établissements relevant du secteur en vue d’ester en justice les auteurs de ces actes. Aussi étrange que cela puisse paraître, les accompagnateurs du patient adoptent une attitude différente selon qu’ils soient dans un établissement public ou dans une clinique privée, agressant les employés du secteur public –où les soins sont gratuits – pour « les raisons les plus simples », et se comportant « correctement au niveau du secteur privé ». Le ministre s’est interrogé sur cette contradiction et a demandé à « faire des études sociologiques en vue de connaitre les raisons derrière cette différence ». M. Miraoui a indiqué que son département « veille au renforcement des unités d’urgences médicales d’agents de sécurité en nombre suffisant, à l’amélioration de l’accueil, tout en humanisant le service au niveau des établissements de la santé ». Il a instruit les directeurs et les gestionnaires des établissements sous tutelle pour « ester en justice toute personne osant commettre des actes de violence quel qu’en soit le motif », appelant les responsables à « constituer obligatoirement l’administration en tant que partie civile impliquée dans tout incident produit à l’intérieur des établissements de santé ».

Nadia Rechoud

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