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Le psoriasis : Une maladie génétique dont souffrent plus d’un million d’Algériens

Le 24 mai 2014, lors de la 67ème Assemblée Mondiale de la Santé, l’Organisation Mondiale de la Santé reconnaissait le psoriasis comme « maladie non transmissible chronique, douloureuse, inesthétique, invalidante et incurable ».
On estime à quelques 125 millions le nombre de personnes atteintes de psoriasis dans le monde. En Algérie, plus d’un million de malades souffrent de cette maladie, des chiffres qui pourraient être en deçà de la réalité car beaucoup de personnes ne déclarent pas leur pathologie tant elle demeure honteuse en raison des nombreuses fausses idées reçues qui l’entourent. Cette maladie visible et très inesthétique entraîne, en effet, très souvent une stigmatisation sociale. Bien qu’elle ne soit pas contagieuse, le regard voire l’attitude de l’autre reste très problématique pour le malade qui se retrouve ainsi contraint de cacher sa maladie.
Non contagieux, certes, le psoriasis peut néanmoins être héréditaire. Les chercheurs ont réussi à identifier plusieurs gènes dont la présence est associée à un risque élevé de survenue de la maladie. Ainsi, le gène PSORS1, présent sur le chromosome 6 serait à l’origine de 10% des cas de psoriasis et lorsqu’un des deux parents est atteint de cette affection, le risque de la transmettre à leur enfant se situe entre 1 sur 10 et 1 sur 20.
En fait, le psoriasis est la résultante de différents facteurs environnementaux mais aussi de prédispositions génétiques impliquant pas moins de 40 gènes.
Mais les spécialistes rassurent « seulement 30 à 50 % des cas de psoriasis sont considérés comme des formes familiales. Lorsque c’est le cas, la transmission de la prédisposition à cette maladie dépend de plusieurs gènes qui ne sont pas tous transmis en même temps ». Selon eux, la plupart des mutations génétiques associées à la maladie qui ont été identifiées, « est située au niveau des gènes impliqués dans l’immunité, codant pour le système HLA (qui identifient nos cellules), les lymphocytes T (des globules blancs) ou encore des interleukines telles que l’IL17 et l’IL22 impliquées dans l’inflammation de la peau. Ces mutations sont nombreuses et seule l’association de plusieurs d’entre elles est certainement liée au psoriasis » et d’ajouter que l’environnement joue un rôle non négligeable dans l’apparition de la maladie, citant pour exemple le cas de vrais jumeaux (génétiquement identiques) « où l’un développe un psoriasis, il est fréquent que l’autre jumeau n’en souffre pas (jusqu’à 65 % des cas). Il est donc clair que la génétique n’explique pas tout dans cette maladie ».
Hassina Amrouni

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