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Le président du conseil scientifique français le suppose : Un médicament contre le coronavirus pourrait arriver dès mi-novembre

Le président du Conseil scientifique français, Jean-François Delfraissy, a émis, jeudi passé,  une onde d’espoir sur les ondes de Europe 1 : Un médicament contre le coronavirus est possible d’ici la mi-novembre !

“Il y a plusieurs compagnies qui construisent de nouveaux médicaments dirigés contre les enzymes du Sars-Cov-2, ces petits bouts du virus qui lui permettent de se multiplier”, dit l’immunologue français avec une grande touche d’espoir.

Le traitement, avalé dès l’apparition des premiers symptômes, serait surtout destiné aux personnes à risque, dans un premier temps. “Cela empêcherait d’évoluer vers une forme grave et de contaminer les autres”, détaille Delfraissy.

Même si Jean-François Delfraissy ne cite pas le nom de ce médicament attendu, un chercheur approché par HuffPost croit comprendre qu’il s’agit Molnupiravir. “Je pense que le Pr. Delfraissy faisait écho à cette substance, initialement développée contre la grippe par le laboratoire Merck Sharp and Dohme”, s’avance auprès du HuffPost le chimiste Jean-Hugues Renault. 

“Merck a fortement accéléré les essais de phase II et III du Molnupiravir. Les essais devraient effectivement se terminer fin 2021. C’est un analogue nucléosidique, un antiviral qui empêche la multiplication du virus dans nos cellules. Et il est formulé par voie orale”, argumente-t-il

Le Molnupiravir réduirait notamment la charge virale, et donc les chances de transmettre le virus. Sa formule “per os”, par voie orale, permettrait de le prescrire massivement et rapidement, ce qui le rend particulièrement intéressant. Les États-Unis ont déjà versé 1,2 milliard de dollars de précommande. Plusieurs pays réfléchissent à l’autoriser, mais les bons résultats du Molnupiravir restent à confirmer.

Meriem Azoune