Le Pr Madjid Amroun, chef de service au CHU de Douéra à propos du Covid-19 : « Le seul remède, c’est la prévention »

 Après s’être exprimé, à l’instar de ses confrères, sur l’une des plus importantes consignes à suivre et qui est le confinement, le Professeur Madjid Amroun, chef de service de réanimation au CHU de Douéra, est intervenu dans un direct sur le site Esseha.com pour faire part des dispositions prises par cet établissement afin de faire face au Covid.19. « Nous avons organisé la structure pour recevoir les malades de Douéra et ses environs dans de meilleures conditions, nous avons établi ‘’un circuit patients’’ avec un pavillon des urgences dédié principalement au Covid-19 » a-t-il affirmé, expliquant que le service des Urgences traditionnelles a été délocalisé pour que cette structure soit consacrée à la prise en charge des malades infectés par le nouveau Coronavirus.

Des consultations sont effectuées dans ce pavillon conçu comme un centre de tri et les patients sont ensuite répartis en fonction de leur état et de sa gravité ou non. « Les patients reçus vont être acheminés dans différents circuits. Cela peut être, pour le premier circuit, le confinement à domicile pour des malades qui viennent aux urgences avec une fièvre au-delà de 38° (…) et qui ont la possibilité de répondre à un confinement à domicile », notamment en termes d’espace « et qui ne vivent pas avec des vieux à la maison, des malades grabataires ou qui ont des maladies chroniques ».

Le deuxième circuit consiste en le confinement au sein de l’hôpital, dans des salles apprêtées à cet effet, déclare le Professeur Madjid Amroun qui précise que « tous les services de l’hôpital sont dédiés au confinement » avant d’indiquer que ces patients « vont avoir une surveillance rapprochée sur place et vont être mis sous traitement, un traitement que tout le monde connaît et qui est l’Azithromycine -qu’on prend habituellement en cas d’angine- associé à l’hydoxychloroquine, un médicament que nous connaissons très bien et qui ne doit pas être prescrit anarchiquement mais en milieu hospitalier sous surveillance médicale ».

Ces patients, s’ils montrent des signes de guérison, sont testés au bout de 10 ou 14 jours et si les tests sont négatifs, ils quittent l’hôpital. S’il y a aggravation, ils sont transférés en réanimation. « C’est un plateau technique dédié au Covid 19 grave », c’est-à-dire à des malades « qui présentent un syndrome de détresse respiratoire aigüe (…) Nous avons préparé dans un premier temps une réanimation avec 20 lits, tous les lits sont monitorés et peuvent recevoir des malades du Covid-19 lourd sur le plan respiratoire. Pour cela, nous sommes bien organisés, nous avons une équipe d’infirmiers et une équipe de médecins, avec une astreinte de 24 heures ».

Le Professeur Madjid Amroun conclut en conseillant les citoyens de ne pas compter uniquement sur la Chloroquine, ou sur l’hospitalisation, ou sur la médecine mais sur la prévention. « Il faut faire preuve de civisme » a-t-il souligné.

Rachida Merkouche

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