Le Pr Jaafari Nematollah : le TOC est une pathologie psychiatrique fréquente et handicapante

« Le trouble obsessionnel compulsif (TOC) est une pathologie psychiatrique fréquente et handicapante. Sa prévalence est de l’ordre de 2 à 4 %. Bien que la prise en charge de cette pathologie soit basée sur une association de psychothérapie et d’antidépresseurs, proportion non négligeable de ces patients (40 %) ne répond pas à ce traitement, a souligné le Pr Jaafari Nematollah, professeur des universités, praticien hospitalier en Psychiatrie adulte, addictologie à la faculté de Médecine et de Pharmacie à Poitiers, lors de son intervention au 2e forum de neuropsychiatrie.

« Chez ces patients souffrant d’un TOC sévère et pharmaco-résistant de nouvelles techniques thérapeutiques permettent une amélioration symptomatique. Ces techniques basées sur les données issues des travaux neuroscientifiques agissent sur des réseaux neuronaux impliqués dans la physiologie du TOC », a-t-il expliqué.

Le responsable de l’enseignement de la psychiatrie à Poitiers a précisé que « Trois techniques ont apporté une certaine efficacité, tDCS, rTMS et la stimulation cérébrale profonde. Concernant la tDCS et la rTMS, les données de la littérature démontrent l’efficacité de cette technique thérapeutique chez un certain nombre de patients souffrant d’un TOC. Cette efficacité dépend de la cible choisie et des paramètres de stimulation appliqués. Les cibles utilisées sont le cortex dorso-latéral préfrontal, le cortex orbito-frontal et l’aire motrice supplémentaire ».

« La stimulation cérébrale profonde, est une technique neurochirurgicale qui a démontré son efficacité, a-t-il conclu.

Fadila kherraz

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