Le port de chaussures plates et les risques d’épine calcanéenne

« J’ai souffert d’un ‘’clou’’ au talon, plus exactement d’une épine calcanéenne qui m’en a fait voir de toutes les couleurs tant la douleur était intense ». Assia affirme ne pas être près d’oublier sa peur alors qu’elle ne comprenait pas pourquoi, en même temps que la souffrance, elle a ressenti sous le talon cette épine, comme un clou.

« J’ai palpé la zone où la douleur s’est manifesté et j’ai été effarée en touchant du doigt un petit os qui semblait détaché. Etant un peu hypocondriaque, j’ai commencé à pleurer. Un os s’est brisé ? Il n’y a pas de choc qui aurait pu en être la cause ». Direction le cabinet d’un rhumatologue recommandé par une de ses collègues à laquelle elle avait confié sa crainte.

« Le soulagement quant à ce que cela signifiait, ce n’était pas pour ce jour-là puisqu’il m’a demandé de faire une radio de mon pied ». C’est le lendemain que Assia soumet la radiographie au rhumatologue. Il s’agit d’une épine calcanéenne, due selon lui au port de chaussures à talons plats.

« Tout en me déconseillant ces dernières, il m’a prescrit de la cortisone que je devais acquérir pour des infiltrations sur cet endroit. Je n’y suis jamais retournée, beaucoup de personnes m’ont mise en garde contre ce genre de traitement. La cortisone présente des risques, elle fragilise les os ». Les chaussures à talons compensés, voilà le « remède » adopté par Assia pour éviter la récidive.

Nadia Rechoud