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Le moustique tigre sévit toujours : absence de protocole de prise en charge

Le problème prend de l’ampleur, cela tend à devenir une épidémie alors que les établissements de proximité de santé publique reçoivent de plus en plus de personnes victimes de piqûres de moustiques. Ce ne sont pas ces piqûres dont la trace disparaît au lever. Les piques par ces bestioles sont loin d’être ordinaires, elles sont à l’origine d’inflammations douloureuses et de fortes démangeaisons, signe qu’il s’agit du moustique tigre qui a fait parler de lui l’année dernière. Les salles d’attente des EPSP ne désemplissent pas, ce qui a d’ailleurs conduit les médecins à mentionner les cas qu’ils prennent en charge en vue de statistiques à transmettre aux autorités sanitaires. Celles-ci  ne sont d’ailleurs pas sans savoir que cet insecte, qui a fait son apparition dans notre pays en 2018, n’a pas été éradiqué et qu’il continue toujours à nuire. L’Institut Pasteur d’Algérie avait demandé aux citoyens de signaler la présence du moustique tigre à travers un message et une photo, en les avertissant sur les virus pathogènes qu’il peut inoculer comme celui de la dengue, du Chikungunya ou du Zika et que ses piqûres sont très prurigineuses. Mais il ne semble pas que les services sanitaires aient pris les dispositions nécessaires en vue de son élimination. Les personnes qui consultent dans les EPSP présentent des gonflements et se plaignent de douleurs qui touchent jusqu’à l’os selon leurs témoignages, certains médecins prescrivent un traitement antiallergiques à base d’antihistaminiques alors que d’autres prescrivent des antibiotiques. Ces derniers se plaignent de l’absence d’un protocole de prise en charge qui devrait être élaboré par le ministère de la santé, ce qui ne leur clarifie pas la manière de s’y prendre. Parmi les consignes données pour se prémunir des attaques de moustiques tigre et de leurs piqûres dans le cas où on est dans une zone ou un quartier ou ceux-ci sont actifs, l’Institut Pasteur d’Algérie recommande le port d’un pantalon et chemise ou tricot à manches longues, ainsi que l’application d’un spray contenant l’extrait de citronnelle sur les membres exposées aux piqûres. Il est bon également d’allumer un serpentin diffuseur de répulsifs anti-moustiques.

Nadia Rechoud