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Le ministre de la Santé à propos de notre système sanitaire : « Il doit être revu pour arriver à une justice sociale »

 

Au cours de la présentation, hier, samedi 7 novembre, du projet de budget de son secteur dans le cadre de la loi de Finances 2021 devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, a affirmé que « le système de santé en Algérie doit aujourd’hui être revu pour parvenir à une justice sociale plus efficace et solutionner les dysfonctionnements et les erreurs », surtout que « le nombre des populations a augmenté par rapport aux années précédentes, y compris les demandes sanitaires ».

Tout en soulignant « l’irréversibilité de la gratuité des soins », le Pr Benbouziz a fait savoir qu’un « travail de révision de ce système » avait été entamé par ses services mais « il s’est arrêté en raison de l’orientation de tous les efforts vers la lutte contre la pandémie du Coronavirus » et d’ajouter encore que « certains projets de loi dans le secteur de la santé ont été retardés, mais un travail est en cours à l’effet de booster le secteur ».

Revenant sur la pandémie de Covid-19 qui retient actuellement toutes les attentions et suscite aussi des réactions, notamment concernant les chiffres, le ministre a affirmé que « toutes les statistiques fournies à propos des victimes de la pandémie sont correctes et qu’il n’y a aucun intérêt à les manipuler », précisant qu’au « début de cette pandémie, il y avait des cas de décès considérés comme victimes de ce virus en raison des symptômes similaires tels la température élevée ».

A ce titre, il indiquera concernant le très attendu vaccin contre le coronavirus nouveau que l’Algérie a signé un « accord avec 170 pays en vue d’un achat collectif de ce vaccin et de bénéficier des réductions sur son prix, oscillant de 3 à 38 USD ».

D’autres chiffres relatifs au fonctionnement du secteur de la santé ont été communiqués par le Pr

Benbouzid qui a révélé que « le total des affectations budgétaires du secteur de la santé pour l’exercice 2021 s’est élevé à 527.961.509.000 Da, soit une hausse de 2,42 % par rapport au budget de l’exercice 2020. Les dépenses allouées au personnel des établissements de santé au titre de la loi de finances 2021, se sont élevées à 34.856.364.500 Da », ajoutant encore qu’un « montant de 105.658.151.000 Da a été affecté comme dépenses de gestion des établissements de santé ».

Concernant les nouveaux postes pourvus, suite à la mise en service de nouvelles structures de santé, le ministre a indiqué qu’« il a été procédé, au titre de l’année 2021 à l’ouverture de nouveaux postes, à savoir, 1800 praticiens spécialistes, 600 médecins généralistes, 9150 paramédicaux et 500 agents administratifs » ainsi que 100 psychologues, 100 biologistes, 1400 agents contractuels, outre « 12 000 postes dans le cadre de l’insertion des diplômés universitaires. De plus, les dépenses dédiées à la prévention ont été maintenues et sont de l’ordre de 10.096.130.000 Da ».

Pour ce qui est du budget d’équipement relatif au même exercice, il a connu « une diminution considérable », selon les propos du ministre car, entre-autres raisons, il fallait prioriser « l’achèvement des projets en cours » ainsi que « la suspension de l’inscription de nouveaux programmes sauf en cas de nécessité ».

Kamir B.

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