Le don de sang encore confronté à la crainte du virus du SIDA

De moins en moins de personnes ont cette appréhension de donner de leur sang en raison du risque de contracter le virus du sida, mais certains en ont toujours peur bien que cela demeure impossible à l’heure actuelle vu toutes les précautions qui sont prises. Le don de sang tarde à devenir une culture établie au sein de la société et destinée à sauver des vies, par crainte de contracter des maladies (les hépatites B et C et le virus du sida notamment). Des dispositions sont désormais prises par les autorités sanitaires pour s’assurer d’une collecte de sang sain, des analyses sont effectuées pour tout bénévole désirant donner de son sang afin de lever toute suspicion de sang infecté. Cela devrait être rassurant mais ce n’est pas encore le cas pour tout le monde. « Je me vois comme donneur potentiel puisque je suis en bonne santé et que mon rhésus est O positif, mais j’ai toujours cette peur de revenir avec une maladie, surtout le virus du sida avec le fléau de la drogue qui prend de l’ampleur » avoue Nawel. Même chose pour Salima qui dit ne pas pouvoir vaincre ses inquiétudes. « Je sais que les prélèvements sont soumis à des tests et qu’on répète à l’envi que les risques sont désormais impossibles, mais je n’arrive pas à me convaincre de franchir le pas et de faire ce geste qui sauve la vie d’autrui. Je sais que c’est stupide ». Ce qu’il faut justement faire savoir ou rappeler à ceux qui le savent, c’est que les analyses biologiques du sang effectuées sur les donneurs permet de faire découvrir à certains donneurs leur séropositivité, et c’est ainsi qu’ils peuvent souscrire immédiatement à une prise en charge de leur maladie. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est qu’on fait plus confiance à la « hidjama » pratiquée sans aucune norme médicale (hormis dans les cabinets médicaux) qu’aux prélèvements pour un don de sang.

Nadia Rechoud

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