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Le DG du CHU Mustapha Bacha : « L’état de certains patients s’améliore, preuve de l’efficacité du traitement contre le Covid-19 »

Dès le mois de février dernier, le Centre hospitalo-universitaire (CHU) Mustapha Bacha d’Alger a pris des dispositions en vue de contribuer à un combat qui allait s’avérer âpre contre le Covid-19. Selon M. Abdeslam Benana, directeur général de cet établissement qui s’est exprimé dans une vidéo pour le site Esseha.com, le Ministère de la Santé a donné des instructions à la fin du mois de février pour que l’hôpital créé un comité de surveillance et un comité de suivi à cet effet. « Sur la base de ces instructions, nous avons mis en place tous les équipements et pris toutes les mesures nécessaires pour faire face à cette épidémie, dès l’apparition du premier cas de Covid-19 » à Blida, a expliqué M. Benana, indiquant que « tout a été entrepris pour une prompte prise en charge du premier cas acheminé vers le CHU Mustapha Bacha, que ce soit en termes de d’analyses du sang, d’isolement ou de soins ».

Il a déclaré que cet hôpital s’est par la suite apprêté de manière plus importante dans la perspective d’une affluence de patients atteints par le nouveau Coronavirus « La première des choses, nous avons répondu à la demande des patients qui viennent à l’hôpital en matière d’hospitalisation et en matière de prise en charge thérapeutique. Nous avons donc procédé à l’équipement des services médicaux pour l’hébergement. Tous les services médicaux spécialisés dans un domaine précis ont été reconvertis pour la prise en charge (des malades) du Covid-19 ».

Le responsable du CHU Mustapha Bacha a souligné que parmi les tâches essentielles que s’est assignées l’établissement dans cette lutte, la dotation en moyens de protection du personnel, « qu’il soit paramédical, médical et même les techniciens qui contribuent dans la prise en charge du patient ». Concernant, le dépistage, il se faisait au début au niveau de l’Institut Pasteur, explique M. Abdeslam Benana avant d’ajouter que les tests sont désormais effectués à l’hôpital Mustapha Bacha après que celui-ci ait acquis l’attirail nécessaire (auto mètre et kits de tests) en nombre suffisant, d’autant plus qu’il abrite un service de microbiologie et de virologie. « La ressource humaine existe, il suffisait tout simplement d’acquérir l’auto mètre qu’il faut pour assurer cette prestation.

Nous sommes autonomes (depuis quelques jours ndlr), et ainsi l’Institut Pasteur peut au moins respirer par rapport à la demande qui venait de (l’hôpital) Mustapha ». Le même responsable aborde la question proprement dite de l’hospitalisation des patients victimes du nouveau Coronavirus au sein du CHU Mustapha Bacha, affirmant qu’une amélioration est constatée chez un certain nombre d’entre eux, et qu’il y en a qui pourront rentrer chez eux sous peu. « C’est la preuve de l’efficacité du protocole suivi par les médecins au niveau des services » concernés, dit-il, avant de consacrer ses propos aux problèmes d’organisation et de lancer un appel aux citoyens. « Que les personnes qui ressentent des symptômes liés à cette infection se dirigent vers des unités extra hospitalières qui assurent les soins de proximité où il sera ausculté et transféré si besoin est vers un hôpital dans une ambulance. Ce n’est pas à sa famille de l’y emmener, cela pourrait créer des problèmes ».

Il relève le problème de confiance et souligne qu’il faut que le citoyen sache que « le service public est debout et il restera debout » et que « dans toutes les conditions quelle que soit leur gravité et leur complexité, l’hôpital public va répondre aux besoins du citoyen ».

Rachida Merkouche