« Le dentiste n’a pas pris les précautions nécessaires pour m’éviter une alvéolite dentaire »

Une extraction des plus pénibles, des douleurs atroces et une infection en sus. Radia n’arrête pas de regretter son mauvais choix quant au dentiste qui devait lui arracher une molaire. « Je pensais sérieusement que le fait d’avoir des complications après une extraction dentaire était dépassé, mais je me suis trompée » déplore-t-elle, indiquant que le praticien spécialiste n’opérant plus cet acte médical, il a embauché dans son cabinet un jeune dentiste qui semble débuter dans son métier. « Il n’a pas attendu que l’anesthésie fasse son effet, il a commencé immédiatement à arracher la dent. Il en a ensuite ajouté une dose, mais j’ai senti ma mâchoire partir en vrille et ma tête prête à exploser tant c’était douloureux. L’extraction a pris un temps énorme, c’était un supplice. Un massacre, c’est le terme qui me revient à l’esprit ». Mais le pire était à revenir pour cette femme. Un abcès et une douleur insupportable qui persistait encore le lendemain l’ont poussée à retourner chez le spécialiste. « Je lui ai dit tout le mal que je pensais de son stagiaire et lui ai reproché qu’il m’ait confié à un débutant tant la douleur était insoutenable. Il a donné un nom à mon affection, mais ce n’est pas cela qui allait me soulager rapidement. Il s’agit d’une alvéolite, complication qui peut survenir pour plusieurs raisons suite à une extraction dentaire, dans mon cas c’est parce que celle-ci a duré trop longtemps ». Des antibiotiques lui ont été prescrits parce que c’est une alvéolite suppurée, en plus d’une mèche (un morceau de coton imbibé de médicament) glissé sur le site de l’extraction et changée tous les trois jours. « Ma dent était fracturée verticalement, le médecin l’a vue et m’a dit lui-même qu’elle l’était jusqu’à la racine, je me dis maintenant qu’il devait prendre les dispositions adéquates avant l’extraction, des soins notamment. Ce que je lis sur internet m’effraie, la cicatrisation ne se fera pas avant plusieurs jours ».

Nadia Rechoud