Le Covid-19 a mis à l’écart les personnes souffrant d’autres pathologies et les opérés

C’est un cri du cœur d’un malade opéré de la vessie au niveau de l’EHS Transplantation d’organes et tissus de Blida. M. Amar Benchohra, à qui notre journal électronique Esseha.com a donné la parole, exprime son désarroi en raison du fait qu’il n’a pas pu subir un contrôle un mois et demi après l’intervention chirurgicale. Un rendez-vous lui a pourtant été fixé pour le 21 avril, mais cette date s’est écoulée sans qu’il puisse bénéficier de la visite prévue. Le motif, la prise en charge des patients atteints du Covid-19 au niveau de cet établissement. « Je suis venu plusieurs fois et j’ai trouvé que l’hôpital est réservé au Covid-19.

Et nous, les malades, quel sera notre sort ? Qu’est-ce qui va nous arriver ? Est-ce la mort qui nous attend ? » M. Benchohra est très remonté contre cette situation qui met en attente les malades autres que ceux affectés par le nouveau Coronavirus.

Même ses tentatives de pallier auprès d’autres hôpitaux à ce qu’il estime comme étant un abandon ont été infructueuses. « Là où je vais, on me rétorque que je dois aller à l’hôpital où j’ai été opéré ». Il se dit inquiet aussi pour le retard par rapport à l’examen de l’ANAPAT. « Doit-on s’occuper uniquement des patients du Covid-19 ? Et les malades atteints d’un cancer, et ceux qui ont subi une greffe d’un rein ? On les laisse mourir ? » Il appelle à une solution pour la prise en charge de l’ensemble des malades, invitant les responsables à leur réserver un espace. « Trouvez-nous un endroit pour nous faire subir des contrôles et voir où en est notre état de santé.

Ne nous laissez pas comme ça, nous sommes entrain de souffrir » déplore-t-il, faisant part de ses douleurs et du fait qu’il urine du sang. « Les autorités doivent trouver une solution » conclue-t-il.

Rachida Merkouche

%d blogueurs aiment cette page :