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Le cancer du col de l’utérus évolue lentement et plus souvent silencieusement

 

Touchant surtout les femmes jeunes, contrairement aux cancers du sein, le cancer du col de l’utérus évolue lentement et le plus souvent silencieusement. Mais il y a quand même des signes à ne pas négliger car ils peuvent le révéler.

Pour les gynécologues, l’âge moyen de survenue d’un cancer du col de l’utérus est autour de 40-45 ans. Selon les spécialistes, seuls le dépistage régulier et la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) – le principal facteur de risque d’un cancer du col de l’utérus – permettent de prévenir l’apparition de lésions précancéreuses et d’éviter le développement d’un cancer du col de l’utérus.

Il faut savoir que la grande majorité est diagnostiquée à un stade 2, autrement dit, à un stade localement avancé. Les lésions précancéreuses sont asymptomatiques. Les femmes qui présentent ces lésions n’ont pas mal, ne saignent pas et n’ont pas d’odeurs vaginales particulières. Autrement dit, il n’y a rien qui pourrait les inquiéter.

En revanche, lorsque la tumeur commence à se développer sur le col, cela peut entraîner certains symptômes comme des saignements qui est le principal symptôme d’alerte d’un cancer du col de l’utérus qui surviennent quand on touche à la muqueuse.

Le plus souvent, ils sont déclenchés par les rapports sexuels. Si cela arrive, il est nécessaire de consulter rapidement un gynécologue.

Des douleurs pelviennes peuvent être également l’un des symptômes d’alerte d’un cancer du col de l’utérus.

«Malheureusement le plus souvent, quand la femme a mal au niveau de la région pelvienne (partie basse du ventre), on est sur un cancer qui est déjà bien avancé».

il y a aussi des pertes vaginales d’aspect anormal (malodorantes ou plus abondantes par rapport à d’habitude) qui peuvent «exceptionnellement être un signe d’alerte du cancer du col de l’utérus expliquent les gynécologues. Cela peut être un symptômes d’alerte, mais il s’agit plus souvent d’un symptôme d’un cancer du col de l’utérus à un stade plus avance »

Quand on constate des saignements anormaux, des douleurs pelviennes, des pertes vaginales anormales, malodorantes ou plus abondantes, il faut rapidement consulter son gynécologue. Il examinera le col de l’utérus et s’il retrouve des anomalies, il réalisera une biopsie directement.

Dans certains cas, il peut faire une colposcopie avec l’application de colorants qui vont mettre en évidence les éventuelles lésions, même si généralement les lésions se voient à la biopsie.

Les spécialités expliquent que la ménopause ne favorise pas l’apparition d’un cancer du col de l’utérus. Le principal facteur de risque est l’infection persistante au papillomavirus humain (HPV).

«Le cancer du col de l’utérus se développe quand le système immunitaire ne parvient pas à se débarrasser du HPV. On estime qu’il faut entre 10 et 15 ans en moyenne pour développer ce type de cancer », explique t-on.

Le dépistage du cancer du col de l’utérus permet de repérer le plus tôt possible d’éventuelles lésions précancéreuses au niveau du col de l’utérus, de les surveiller ou de les soigner et ainsi, de prévenir l’apparition d’un cancer. Si un cancer est détecté, en général, les soins seront plus légers et permettront de préserver davantage la fertilité.

La grosse erreur serait vraiment de se dire je ne me fais pas dépister car je vais bien car le cancer du col de l’utérus évolue généralement silencieusement.

Il faut se faire obligatoirement se faire dépister pour prévenir les risques de cancer, même quand on est en bonne santé et qu’on ne constate pas de symptômes particuliers.

D’autant plus que 90% des cancers du col de l’utérus peuvent être évités.

Le dépistage du cancer du col de l’utérus est recommandé à toutes les femmes de 25 à 65 ans, ayant ou ayant eu des rapports sexuels, et après la ménopause.

Il s’adresse également aux femmes qui sont vaccinées contre les HPV.

Meriem Azoune