Lamia : « Notre fille autiste a fait beaucoup de progrès »

 

« En voyant des reportages sur l’évolution des enfants autistes, des adolescents et même des jeunes, mon mari et moi avons été agréablement surpris et motivés pour inscrire notre garçon autiste. Nous l’avons fait il y a deux ans, nous ressentons une légère amélioration en dépit de la longue pause imposée par le Covid-19 pour ce qui est des établissements scolaires et ceux spécialisés ».

Lamia raconte que c’est l’administration de l’école primaire où leur fille avait été inscrite en première année qui les avaient interpellés, elle et son mari, pour leur signaler que leur enfant n’était pas comme les autres élèves, qu’elle n’arrivait pas à suivre. Pire, qu’elle n’avait rien retenu ni pendant le premier trimestre ni au cours du second.

« L’enseignante avait remarqué que ma fille ne parlait avec ses camarades de classe que lorsque ces derniers s’adressaient à elle pour ensuite s’enfermer dans son mutisme. C’est justement ce que j’avais remarqué chez nous. En dehors des membres de la famille qui se trouvaient à la maison, ma fille ne parlait pas, par exemple, à une tante ou un oncle qui venait nous rendre visite. Elle ne les embrassait que lorsque nous l’interpellions. Cela m’agaçait, mais je n’avais jamais pensé qu’elle pouvait être autiste ».

Le diagnostic l’avait confirmé, et tout de suite, les parents se sont attelés à chercher une prise en charge adéquate comme le souligne la maman. « Nous l’avons inscrite dans un établissement privé, nous ne voulions pas avoir de mauvaises surprises. Aujourd’hui, nous sommes satisfaits des progrès que fait notre fille. Nous sommes convaincus qu’elle va progresser encore et encore, nous faisons tout pour cela et l’aide des éducateurs et éducatrices et psychopédagogues est inestimable ».

Lamia mentionne qu’elle se souvient d’un fait qui l’attriste lorsqu’elle y pense : « Lorsque nous cherchions où inscrire notre fille et pendant que nous discutions, une éducatrice dans un établissement spécialisé avait déploré le retrait par les parents d’une pensionnaire autiste pour la simple raison qu’elle était devenue une jeune fille. Alors qu’elle avait accumulé beaucoup de retard parce qu’elle était arrivée tardivement, cette dernière avait beaucoup évolué nous a-t-il dit, regrettant que ses parents n’aient pas pensé à son avenir ».

Propos recueillis par Nadia Rechoud