La vitamine D : Nouvelle piste contre la maladie d’Alzheimer

Selon deux études menées par deux chercheuses de l’Inserm de Bordeaux, Catherine Féart et Cécilia Samieri, et récemment publiées dans Alzheimer’s & Dementia, une carence en vitamine D, associée à un régime alimentaire pauvre en « bonnes graisses » et en caroténoïdes antioxydants entraînerait un risque majeur de développer la maladie d’Alzheimer.

L’étude des Trois Cités (3C) menée en l’an 2000 sur près de 10 000 personnes âgées de 65 ans et plus, ne souffrant pas de la maladie d’Alzheimer a permis de constituer une biobanque où ont été stockées de multiples informations mais aussi des mesures sanguines.

Les sujets de l’étude ont été revus à intervalles réguliers par des psychologues, passant toutes sortes de tests neuropsychologiques qui ont permis aux neurologues de diagnostiquer tous les nouveaux cas de démence dont les cas d’Alzheimer.

C’est sur la base de ces informations, que les deux chercheuses de l’Inserm ont développé leur recherche s’intéressant notamment aux concentrations de nutriments : acides gras, caroténoïdes, vitamines E, D et A qui pourraient prédire le risque de démence.

C’est à partir de là que les deux scientifiques sont parvenues à établir qu’une carence en vitamine D, très fréquente chez les personnes âgées, surtout lorsqu’elle est « associée à un profil défavorable aux « bonnes graisses » et à des apports faibles en caroténoïdes antioxydants, semble associée à un fort risque de développer une maladie d’Alzheimer. Le sur-risque conféré par cette déficience multiple en nutriments liposolubles apparaît bien supérieur au risque lié à la génétique ».

D’où la conclusion que le maintien d’un « statut sanguin adéquat en vitamine D chez les personnes âgées pourrait contribuer à retarder ou à prévenir la démence, en particulier de type Alzheimer ».

Hassina Amrouni