La spécialité de cardiologie rehaussée au sein de l’hôpital Frantz Fanon de Blida

Les citoyens de Blida et particulièrement les patients atteints de pathologies cardiaques devront bientôt voir leur souffrance allégée grâce au développement de la spécialité de cardiologie au sein de l’hôpital Frantz Fanon de la wilaya de Blida. Cela se fera à travers la réhabilitation de l’ancien service de néphrologie implanté au niveau du service de cardiologie et de médecine interne. Quant au service de néphrologie et d’hémodialyse, celui-ci a été transféré vers le Centre hospitalier spécialisé dans la greffe d’organes et de tissus, la séparation des deux services, dans deux établissements différents, devrait permettre une gestion et une prise en charge adéquate. « Nous avons chargé le directeur local de la santé et les responsables de l’Hôpital de réaliser une étude et une fiche technique et nous allons les accompagner en débloquant l’enveloppe financière nécessaire pour la réhabilitation des anciennes bâtisses », a déclaré le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Mohamed Miraoui, soulignant qu’«une fois réalisé, le projet sera mis à la disposition du service de cardiologie qui a une renommée nationale et des compétences que nous devons accompagner et renforcer davantage au service de la santé publique». Le ministre qui était en visite dans la wilaya de Blida a également donné des précisions sur le sort du service de néphrologie, affirmant que son transfert vers un hôpital spécialisé où officient des médecins spécialistes en néphrologie et histologie sera l’occasion de fournir « des prestations à la hauteur des aspirations du citoyen ».  Il faut dire que les insuffisants rénaux dans la wilaya de Blida ont, à plusieurs reprises, protesté contre la dégradation des services et la vétusté des équipements de dialyse et réclamé l’amélioration de leurs conditions de soins. S’exprimant sur les agressions contre les personnels de santé, M. Miraoui a affirmé dans une conférence de presse que celles-ci sont « inacceptables » et qu’il s’agit d’un « délit » contre lequel des mesures qui s’imposent seront prises. « Je ne tolère aucune agression contre les personnels de santé dans l’exercice de leurs fonctions car il s’agit d’un délit que rien ne saurait justifier ». Il a souligné que ce n’est pas aux citoyens qu’il revient de prendre des sanctions mais qu’« en cas de manquement de la part d’un membre du personnel médical, c’est à l’administration de prendre des mesures idoines ». Le ministre a mis l’accent sur le fait qu’il existe des moyens civilisés de réclamer ses droits. « Nous dénonçons ces pratiques qui nous sont étrangères, car en tant que peuple musulman nous devons nous respecter les uns les autres » a-t-il mentionné.

Nadia Rechoud