« La sclérose en plaques affecte ma famille »

« Mon époux était plein de vie, il n’aimait pas rester inactif et il avait le sens de l’humour. Il n’est plus le même aujourd’hui, son existence est bouleversée ». Chérifa évoque avec tristesse l’homme qui faisait le bonheur de sa famille, qui a choyé ses enfants et subvenait à leurs besoins, jusqu’au jour où cette maudite maladie, la sclérose en plaques, a commencé à réduire ses forces et à ankyloser ses mouvements il y a maintenant 8 ans. « Je n’arrive toujours pas à admettre que Kamel ne soit plus actif et qu’il soit devenu dépendant de ses proches pour nombre des gestes qu’il accomplissait seul. Il était enseignant et il aimait son métier et maintenant, lui-même ne supporte pas son état ». Notre interlocutrice relate la situation de son mari ainsi que l’évolution de son état de mal en pis. « Au début, il ne faisait pas très attention aux symptômes qu’il ressentait, il se plaignait surtout lorsqu’il avait des douleurs musculaires qui était d’abord passagères. Mais nous ne savions pas que le plus dur et le plus dramatique restait à venir ». Kamel commençait à avoir de plus en plus de mal à se mouvoir, se souvient Chérifa. « C’était terrible de le voir cahoter, nous nous demandions qu’est-ce qui se passait, ne connaissant rien de cette maladie à laquelle nous ne pensions pas. Puis le verdict est tombé après des examens ». Kamel a appris, la mort dans l’âme, qu’il est atteint de sclérose en plaque, raconte l’épouse qui se souvient de la consternation de toute la famille. « Nous constations que ses mouvements devenaient difficiles de jour en jour, maintenant il s’aide d’une canne pour se déplacer ». Toutefois, Chérifa ne cache pas sa peur que l’état de son mari se dégrade jusqu’à l’obliger à se mouvoir en fauteuil roulant.

Rachida Merkouche

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