La salubrité dans les établissements scolaires et la sensibilisation des parents et des élèves doivent être une priorité

L’hygiène chez l’enfant, un sujet souvent évoqué par les enseignants et les responsables des établissements scolaires qui déplorent le fait que la question ne soit pas essentielle chez certains parents. Des élèves se présentant à l’école avec des tabliers maculés, sans s’être rincé la bouche ni s’être lavé les mains après avoir déjeuné, c’est vraisemblablement un problème qui persiste en dépit de l’évolution des mentalités et du niveau intellectuel. Mais il paraît pour les pédagogues que les mamans appartenant à l’ancienne génération étaient plus soucieuses de l’hygiène corporelle de leur progéniture et de la propreté de leurs vêtements. Si ce n’était pas pour l’impact de la salubrité sur la santé, elles pensaient en termes de dignité, refusant le misérabilisme. Les maladies des mains sales sont d’ailleurs fréquentes, ainsi que les problèmes bucco-dentaires en l’absence d’hygiène. Même la gale a fait son apparition au début de l’année en cours dans certaines écoles, la majorité des cas ont été enregistrés dans la capitale. La balle est aussi dans le camp des responsables des établissements scolaires où l’insalubrité règne et menace la santé des enfants scolarisés. La presse se fait souvent l’écho des élèves et de leurs parents, sans que cela suscite une quelconque amélioration à ce niveau. Des sanitaires poisseux et grouillants de bactéries sont utilisés par les enfants et les adolescents (la situation est la même dans les trois paliers), encourant des risques d’infection urinaire et de gastro entérite, l’eau ne coulant pas tous les jours et le savon étant un luxe. Le nettoyage et la stérilisation de ces lieux (robinets, toilettes, sols) ne semblent pas être vus comme une priorité, pour le bien des élèves et des enseignants. C’est à se demander jusqu’à quand une telle situation peut perdurer et où place-t-on l’intérêt des enfants.

Nadia Rechoud