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« La remplaçante de l’ophtalmologiste n’a pas été à la hauteur de sa mission »

Les praticiens se font généralement tous remplacer un jour par semaine dans leur cabinet médical, ce qui n’est pas sans susciter le mécontentement des malades. Le choix est certes laissé au patient d’être ausculté par son médecin traitant ou par le remplaçant le jour de son activité (cette seconde option est parfois plus aisée en termes de fluidité puisque sans rendez-vous et sans beaucoup de monde dans la salle d’attente précisément en raison de ce choix) mais il n’en est pas de même pour les nouveaux venus qui ont été attirés par la réputation du généraliste ou du spécialiste installé.

C’est le cas de Naïma qui a voulu avoir une consultation chez l’ophtalmologiste dont son père lui a vanté les compétences après une intervention chirurgicale réussie (retrait de la cataracte aux deux yeux). Elle s’est retrouvée face à une remplaçante qui devait en principe accomplir une tâche simple : mesurer son acuité visuelle pour le renouvellement de lentilles de contact. D’autant plus qu’elle a usé d’un visiomètre qui devait donner la bonne correction.

« Qu’elle ne fut ma surprise –mauvaise, il faut le dire– de constater que ma vision est floue une fois que j’ai porté mes nouvelles lentilles de contact. Il s’est avéré que j’ai été sur-corrigée de cet œil ». Naïma décide de ne pas en rester là et d’aller soulever le problème auprès de l’ophtalmologiste propriétaire du cabinet. « Celui-ci se fend en excuses et me promet le remboursement de mes lentilles. Il confirme l’erreur en usant pourtant du même appareil pour mesurer ma vision, mais en guise de remboursement, il m’oriente vers un optométriste vendeur de lentilles pour prendre une nouvelle paire, vraisemblablement suivant un pacte qui les lie ».

La mésaventure de la jeune femme ne s’arrête pas là. Le vendeur ne se montre pas près de lâcher ces deux petits flacons qui contiennent les deux verres cornéens. Les appels téléphoniques de Naïma sont infructueux pendant deux mois, entre un ophtalmologue rassurant et un vendeur hésitant. « J’ai fini un jour par m’emporter et j’ai eu enfin gain de cause, sans avoir la qualité pour ce qui est de mon bien. Des lentilles sans marque qui n’ont pas fait leur temps ». Toutes ces péripéties n’auraient pas été vécues si la remplaçante avait été compétente, selon Naïma.

Nadia Rechoud