La prophétie de l’OMS ne s’est pas réalisée jusqu’à présent

L’Afrique relativement épargnée par le Covid-19 Au mois de mars dernier, au moment de l’explosion de l’épidémie au covid-19 en Europe puis aux Etats-unis, le directeur général de l’OMS a prédit le pire des scénarios pour l’Afrique. « L’Afrique devrait se réveiller et se préparer au pire » avait-il alerté, prévoyant au moins 450 000 cas d’infections dans le continent noir à l’orée du mois de mai. Au deadline fixé, force est de reconnaitre que la prophétie ne s’est pas réalisée. Ce 5 mai au milieu de la journée, 48244 cas confirmés au covid-19 (presque 3,7 millions dans le monde) et 1851 décès sur un total de 253 000 sont comptabilisés en Afrique.

164448 patients contaminés sont guéris. Pour quelles raisons, le continent le plus pauvre de la planète et par conséquent le plus démuni en matière de systèmes de santé, est relativement épargné par le virus qui a mis le monde à genoux ? Plusieurs pistes sont explorées par les experts. « Le coronavirus attaque les populations vulnérables, particulièrement les personnes âgées. Les pays africains, dont l’Algérie ont des populations jeunes, donc potentiellement plus résistantes » suggère Pr Farid Haddoum, chef de service de néphrologie au CHU Mustapha.

L’âge moyen des habitants de l’Afrique est de 19,7 ans, alors qu’il se situe autour de 38,4 ans en Chine et caracole à 43,1 ans en Europe. L’autre paramètre à prendre en compte, la faiblesse des déplacements des africains, considérant qu’en Algérie comme ailleurs sur le continent, la souche du virus qui circule n’est pas locale mais importée. Echaudés par la crise sanitaire aigue en Italie, en Espagne et en France, les es gouvernements africains ont « généralement pris rapidement conscience de la gravité du covid-19 et fermé les frontières » a relevé récemment le prix Nobel de la paix Denis Mukwege.

Certains ont carrément ordonné le confinement partiel ou total de leurs populations. Victimes d’épidémies et de maladies éradiquées les pays africains ont conservé, en outre, des programmes de vaccination soutenus. Les praticiens de la santé supposent que l’un d’eux immunise peut-être contre le coronavirus. Il reste l’hypothèse de climat sec et chaud, puisqu’en théorie, le virus prolifère dans un environnement humide. Ce postulat sera considéré si l’épidémie disparaît avec l’arrivée de la saison des grandes chaleurs.

Feriel B.

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