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La polyarthrite rhumatoïde, une des formes d’arthrite qu’il faut diagnostiquer dès les premiers symptômes

Il lui est consacré une journée spéciale, le 12 octobre de chaque année, depuis l’année 1996 et ce pour une meilleure connaissance de cette maladie et pour une meilleure prise en charge. Il s’agit de la journée mondiale de l’arthrite, qu’on nomme toujours communément rhumatisme alors que ce terme n’est plus usité.

C’est une inflammation qui peut atteindre une ou plusieurs parties du corps comme les genoux, les hanches, la colonne vertébrale, les doigts… En fait, il existe plusieurs formes d’arthrite (une centaine selon les scientifiques), dont l’arthrite infectieuse, l’arthrite inflammatoire, l’arthrite juvénile, l’arthrite réactionnelle, la goutte, la spondylarthrite ankylosante (un article est nécessaire pour parler de chacun de ces types d’infection).

Mais la plus fréquente parmi ces maladies inflammatoires est la polyarthrite rhumatoïde. Une maladie auto-immune qui est le résultat d’un dysfonctionnement du système immunitaire se traduisant par une attaque des anticorps contre les tissus et les articulations au sein de l’organisme. Ce qui conduit à une inflammation des articulations en raison d’une production anormalement élevée de liquide synovial et de son accumulation au niveau de ces dernières, et progressivement à une inflammation des éléments de ces articulations c’est-à-dire les tendons, les ligaments, les cartilages et les os des articulations.

C’est une pathologie qui entraîne l’inflammation de plusieurs articulations d’où le nom de polyarthrite. Celle-ci peut ne toucher que les genoux, les poignets et les petites articulations des mains, mais elle enflamme aussi les épaules, les coudes, la nuque, les hanches et les chevilles.

Ces inflammations se manifestent par une douleur et une raideur au niveau des articulations touchées, une rougeur, une sensation de chaleur, une difficulté de bouger les articulations comme par exemple fermer le poing, plier les jambes (monter des escaliers) ou manipuler un objet, et par des gonflements surtout au niveau des coudes, des mains et des pieds.

La polyarthrite rhumatoïde touche trois fois plus les femmes que les hommes (75% de femmes), elle se déclenche aussi bien chez les personnes jeunes que chez les personnes âgées mais ces dernières représentent 65% des personnes atteintes de cette maladie infectieuse.

Le diagnostic de l’arthrite repose sur des examens biologiques (des prises de sang qui montrent l’inflammation et la présence d’anticorps) et radiographiques (érosions, pincement) – imagerie . C’est la conjonction de ces différents arguments qui permet de suspecter une polyarthrite rhumatoïde.

Le traitement se résume à la prescription d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou d’agent antirhumatismal modificateur de la maladie (ARMM) et parfois à une association entre les deux pour atténuer la douleur. Les rhumatologues recommandent de ne pas négliger l’existence de certains signes et affirment qu’un diagnostic précoce peut cerner la maladie à ses débuts et éviter l’invalidité.

Rachida Merkouche