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La phlébite et le risque d’embolie pulmonaire

Elle peut se compliquer et entrainer de graves répercussions sur la santé de l’individu en cas de migration d’un caillot de sang dans les veines pulmonaires, provoquant ainsi une embolie pulmonaire. La phlébite ou thrombose veineuse se caractérise par la formation d’un caillot sanguin (thrombus) dans une veine d’un membre inférieur, elle est la conséquence d’une insuffisance veineuse chronique. Il existe deux types de phlébite ou thrombose veineuse. La phlébite superficielle (thrombose veineuse superficielle) qui est aussi appelée périphlébite. Le caillot se loge dans une veine superficielle située juste sous la peau. Ce type de phlébite ne comporte généralement pas de risque sauf si celle-ci se complique par la migration du thrombus vers une veine profonde, ce qui est rare. Le deuxième type est la phlébite profonde ou thrombose veineuse profonde dont la gravité se trouve dans la localisation du caillot dans une veine profonde de la jambe. La complication se situe ici dans le fait que le thrombus peut se détacher de la paroi veineuse et se déplacer pour atteindre les artères pulmonaires. Les causes principales des phlébites est l’introduction d’un cathéter dans les veines ou une anomalie de la coagulation pour la périphlébite. Quant à la phlébite profonde, elle peut être provoquée par une lésion de la paroi de la veine notamment après injection de médicaments, une anomalie de la coagulation ou des altérations de la circulation veineuse (ce qui peut être le cas d’une personne alitée). Parmi les facteurs de risque, on peut citer la présence de veines variqueuses (veines dilatées ou varices) qui présentent un risque accru, des maladies comme la drépanocytose (déformation des globules rouges qui se mettent à obstruer les vaisseaux), certains médicaments comme les pilules contraceptives de troisième et quatrième génération, la grossesse, le post-partum (période qui suit l’accouchement), une intervention chirurgicale de moins de trois mois, ainsi que le tabac. Un traitement adéquat et une prise en charge efficace donnent une bonne guérison de la phlébite, on peut toutefois observer un essoufflement plus ou moins invalidant chez la personne affectée. Lorsqu’on est en présence d’une phlébite profonde, il y a urgence à injecter des médicaments anticoagulants par voie intraveineuse ou sous-cutanée afin de dissoudre le caillot sanguin (pendant une période allant de cinq à sept jours), suivis par un traitement anticoagulant par voie orale pour éviter les récidives. Il est nécessaire de continuer le traitement sur une période allant de trois mois à plusieurs années, selon l’état du patient et ses facteurs de risque. En cas de phlébite superficielle, il est conseillé de porter des bas de contention pendant quelques jours ou quelques semaines, afin de favoriser la circulation sanguine et d’aider le sang à remonter vers le cœur. Il est également recommandé de surélever la jambe et d’appliquer des compresses tièdes sur la région concernée pendant 15 à 30 minutes, de 2 à 3 fois par jour.

Rachida Merkouche

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