La moitié de la population mondiale souffre de maladies buccodentaires

Environ 3,9 milliards de personnes présentent des pathologies buccodentaires, soit plus de la moitié de la population mondiale, selon un bilan de l’organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’année 2017. Une stratégie a été mise en place par l’OMS en vue de réduire l’impact de ces pathologies sur la population mondiale qui s’articule essentiellement sur la prévention, le dépistage précoce des maladies buccodentaires, en milieu scolaire en particulier, le suivi des programmes de lutte contre la carie qui s’étalera jusqu’à 2025.

Les maladies bucco-dentaires les plus courantes sont les caries, les parodontopathies (affections touchant les gencives), le cancer buccal, les maladies infectieuses bucco-dentaires, les traumatismes liés à des blessures et les lésions congénitales.  Selon les dentistes, les caries et les parodontopathies sont les principales causes de la perte de dents.

Les maladies buccodentaires sont évitables, dans le cas où les mesures d’hygiène sont respectées et suivies régulièrement. Le meilleur moyen de lutter contre la gingivite est donc d’avoir une bonne hygiène bucco-dentaire et de se brosser régulièrement les dents. Ce simple geste permet en effet d’enlever la plaque dentaire et d’inverser la progression de la maladie des gencives.

Parmi les facteurs de risque des affections bucco-dentaires figurent la mauvaise alimentation, le tabagisme et l’usage nocif de l’alcool. Une hygiène insuffisante de la bouche est aussi un facteur de risque. Une alimentation saine et équilibrée, en particulier en période de croissance est recommandé.

Pour l’incidence du cancer buccal, il varie de 1 à 10 cas pour 100 000 habitants dans la plupart des pays. La prévalence du cancer buccal est relativement plus élevée chez les hommes, les personnes âgées.

Il est possible de réduire simultanément la morbidité due aux affections bucco-dentaires et celle liée à d’autres maladies en s’attaquant à des facteurs de risque courants, à savoir réduire la quantité de sucres ingérés et conserver un régime alimentaire bien équilibré pour prévenir les caries et le déchaussement prématuré des dents, consommer des fruits et des légumes qui jouent un rôle protecteur contre le cancer de la bouche, arrêter de fumer et diminuer la consommation d’alcool afin de réduire le risque de cancer buccal, de parodontopathie et de déchaussement des dents;    s’assurer d’une bonne hygiène bucco-dentaire.

Selon les spécialistes, il existe un lien entre la gingivite et le diabète. Le diabète pourrait être plus difficile à contrôler à cause d’une présence accrue de bactéries transmises par le sang, ce qui augmente le taux de glycémie. Il y a lieu de souligner que la perte complète des dents naturelles est répandue et touche particulièrement les personnes âgées.

Fadila Kherraz  

A retenir

-L’OMS estime, en se fondant sur 80 études faites dans plus de 30 pays, que 10 à 15 % des adultes souffrent de parodontite sévère dans le monde.

– Dans l’ensemble, près de 30 % des personnes de 65 à 74 ans n’ont pas de dents naturelles.

– 60 à 90% des enfants scolarisés dans le monde et près de 100% des adultes ont des caries.

– Il est possible de prévenir les caries en maintenant en permanence dans la cavité buccale une faible concentration de fluorure.

– On relève chez 15 à 20 % des adultes d’âge moyen (35-44 ans) des parodontopathies sévères (pathologies touchant les gencives), pouvant entraîner la perte de dents.

  – Les affections bucco-dentaires chez les enfants et les adultes sont plus répandues dans les groupes de population démunis et défavorisés.

  –  Parmi les facteurs de risque d’affections bucco-dentaires figurent une mauvaise alimentation, le tabagisme, l’usage nocif de l’alcool et une hygiène insuffisante de la bouche, sans oublier les déterminants sociaux.

– Près de 50 % des personnes séropositives présentent des infections de la sphère bucco-dentaire d’origine fongique, bactérienne ou virale.

– 16 à 40 % des enfants de 6 à 12 ans dans le monde sont touchés par des traumatismes dentaires dus à des terrains de jeu dangereux, des écoles non sécurisées, des accidents de la route ou des violences.

 

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