La lutte contre le parasite en cause reste le meilleur moyen de vaincre le paludisme

 

Après avoir été officiellement certifiée exempte de paludisme (malaria) par l’Organisation Mondiale de la Santé il y a plus d’une année, l’Algérie se retrouve à nouveau parmi les pays infestés par cette maladie. Un millier de cas ont été enregistrés ces derniers jours, notamment dans le Sud avec la wilaya de Tamanrasset au premier plan.

Le paludisme affecte chaque année 500 millions de personnes à travers la planète et en tue près de deux millions. Il est considéré comme l’une des principales causes de décès dans le monde.

Il s’agit d’une maladie infectieuse due à un parasite transmis par la piqûre d’un moustique anophèle femelle infecté. Introduit dans le sang, ce parasite se déplace pour s’installer dans les cellules du foie et se multiplier, avant de détruire les globules rouges.

Le paludisme se manifeste d’abord par une fièvre une semaine à 30 jours après l’infection. Celle-ci peut s’accompagner de maux de tête, de douleurs musculaires, d’un affaiblissement, de vomissements, de diarrhées, de toux. Les symptômes peuvent également se traduire par une alternance de fièvre, de tremblements avec sueurs froides et de transpiration intense.

Cette phase dépend de l’espèce de parasite en cause (il existe 4 espèces de Plasmodium à l’origine des cas humains de paludisme, l’espèce la plus répandue et la plus mortelle étant le Plasmodium falciparum qui vit dans les pays chauds).

Elle peut se déclarer avec la multiplication des parasites et l’éclatement des globules rouges, une situation qui provoque également l’anémie.

Il n’existe pas de vaccin efficace contre le paludisme à ce jour, mais la prise d’un traitement et une bonne prise en charge peuvent venir à bout de cette maladie infectieuse. Il faut bien évidement combattre le parasite en cause à travers l’assèchement des marécages.

Nadia Rechoud

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