La coordinatrice de la transplantation rénale au CHU de Tizi-Ouzou lance un appel de cœur aux donneurs

La coordinatrice de la transplantation rénale au CHU de Tizi-Ouzou, Madame N. Toumi, convoque , par un appel du cœur, la générosité des donneurs de reins à se manifester au plus vite.

Pour Madame Toumi, il s’agit là “ d’un appel pour aider,améliorer la qualité des soins et la qualité de vie des personnes qui souffrent de l ‘insuffisance rénale chronique terminale”.

Pour cette dame engagée dans le front des luttes pour soulager les insuffisants rénaux, “ la greffe rénale a partir d’un  vivant reste le meilleur traitement car les chances de survie du greffon sont importantes” .

Madame Toumi presse les donneurs potentiels à s’unir , se solidariser et passer vite à l’action car, pour elle,  “ un Don de rein à un proche = un Don d’une vie meilleure”.

Notons que des milliers de personnes souffrent d’insuffisance rénale en Algérie. Certaines statistiques les situent au dessus de 25 000 patients qui attendent une greffe d’un rein.

En 2018 une loi a été promulguée, laquelle confirme l’autorisation de pratiquer des greffes d’organes, de tissus et de cellules souches et permet des prélèvements sur des personnes décédées qui ne se sont pas opposées, de leur vivant, à cette possibilité. Une disposition qui requiert le consentement préalable de leur famille.

Malgré cette avancée juridique, la transplantation rénale à partir d’une personne décédée rencontre toujours des difficultés. L’année dernière, lors d’une table ronde organisée par la Société algérienne de transplantation d’organes, en collaboration avec la Société algérienne d’immunologie et ayant pour thème «les difficultés face à la greffe, comment y remédier ?», le professeur Khomri a révélé à El Watan que “ La tentative de mettre en place un programme de transplantation à partir de cadavres au CHU Mustapha a été vite stoppée et on ne sait pas trop pourquoi”. C’est dire le long chemin qui reste à parcourir pour donner un nouveau souffle à la greffe en Algérie.

Nora S.