Kyste hydatique : Il est indispensable de déceler sa présence et d’enterrer les viscères touchés

Cela revient comme un leitmotiv chaque année à la veille de l’Aïd el Adha, mais il est nécessaire de le rappeler afin que chaque foyer puisse s’en prémunir. Le sacrifice du mouton ne doit pas donner lieu à des maladies telle que l’hydatidose, les gestes préventifs doivent être de mise. Les autorités sanitaires mettent encore une fois les citoyens en garde contre le kyste hydatique, rappelant la disponibilité des vétérinaires pour un contrôle sanitaire du mouton et des viscères, notamment les poumons. Mais comme il n’est pas évident que la population dans son ensemble puisse accéder aux services d’un vétérinaire, il est judicieux de bien observer les fressures du mouton et de déceler la présence de kystes qui ont la forme de petites boules d’eau. Il faut savoir que ce ne sont pas que les poumons qui peuvent en être touchés, c’est de manière générale tous les viscères (les poumons, le cœur, le foie, la rate…) et le coup d’œil doit être tranchant quant à l’atteinte de ces derniers ou pas. En cas de présence de kystes hydatiques, on doit impérativement se débarrasser de ces fressures mais pas n’importe comment ni n’importe où. Il est recommandé de les faire bouillir ou de les brûler avant de les enfouir profondément sous terre, on doit aussi les recouvrir abondamment de chaux avant de les enterrer. Au cas où ils sont abandonnés à l’air libre dans les décharges, ils seront dévorés par des chiens qui servent ainsi d’hôtes à des taenias et qui les transmettront à l’homme à travers leurs déjections, celles-ci contenant les œufs des taenias (proximité avec les enfants, avec les cultures…). Une fois ingérés par l’homme, ces œufs ou parasites aboutissent au développement d’un kyste au foie, mais cette cloque peut aussi se retrouver au niveau des poumons. L’atteinte du cerveau ou des yeux est possible mais cela reste rare. L’incubation peut aller de quelques mois à plusieurs années. Quant aux symptômes, ils diffèrent selon l’organe affecté. Les kystes hydatiques du foie ne présentent généralement pas de symptômes et ce pendant plusieurs années (cela peut aller à plus de dix ans). Augmentation de volume du foie, ictère, douleurs abdominales, abcès, compression du tube digestif (estomac, intestin, voies biliaires…) ou des gros vaisseaux sanguins, ce sont les signes cliniques de l’hydatidose du foie. Lorsque le kyste hydatique se développe dans le ou les poumons, il se manifeste par une tumeur avec parfois des douleurs thoraciques, par une toux chronique, des difficultés respiratoires et des abcès pulmonaires. L’ablation chirurgicale est le moyen le plus utilisé mais dans le cas où le malade ne peut pas subir cette intervention (faiblesse, multiplication des kystes) les médecins recourent à une ponction. Ils peuvent dans certains cas prescrire un traitement antiparasitaire.
Nadia Rechoud

%d blogueurs aiment cette page :