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Journée mondiale de la sclérose en plaques (SEP) : Une maladie chronique et invalidante

En ce 30 mai, nous célébrons la Journée mondiale de la sclérose en plaques. « Connexions SEP », choisi pour 2020-2022, est un thème qui « s’attaque aux barrières sociales qui font que les personnes atteintes de SEP se sentent seules et socialement isolées » et offre l’occasion « de plaider en faveur de meilleurs services, de célébrer les réseaux de soutien et de promouvoir les soins auto-administrés ».

Touchant, aujourd’hui, environ 2,8 millions de personnes dans le monde et plus de 17000 personnes en Algérie, la SEP est considérée comme l’une des plus courantes maladies touchant le système nerveux central (cerveau et moelle épinière).

Cette pathologie inflammatoire résulte de dommages au niveau de la myéline. Cette perte entraîne une altération de la façon dont les nerfs véhiculent les impulsions électriques vers et depuis le cerveau.
Les symptômes sont alors une vision floue, des membres faibles, des sensations de picotements, des pertes d’équilibre, des problèmes de mémoire et une grande fatigue.

Diagnostiquée le plus souvent entre 20 et 40 ans, la SEP touche deux à trois fois plus les femmes que les hommes.
La maladie évolue par poussées avec la réapparition, à chaque poussée, d’anciens signes de la maladie ou l’apparition de nouveaux symptômes. Avec le temps, ces crises finissent par laisser des séquelles handicapantes puisqu’altérant certaines fonctions de l’organisme comme la perception sensorielle, la mémoire, la parole ou encore le contrôle des mouvements.

On ne connaît pas encore exactement les causes de l’apparition de la sclérose en plaques. Pour la plupart des spécialistes, la SEP est une maladie auto-immune mais ils y attribuent d’autres facteurs comme certains virus (rage, rougeole, herpès, rubéole,…), le caractère géographique (la SEP est plus fréquente à des latitudes hautes, éloignées de l’Equateur. De ce fait, le manque d’ensoleillement durant l’enfance serait une des causes de l’apparition de la maladie), la génétique (des études françaises montrent qu’une personne ayant un frère ou une sœur atteint de SEP présente un risque sur 50 de développer la maladie).

Il n’y a, actuellement, aucun médicament curatif pour la sclérose en plaques, les seuls traitements qui existent permettent d’influer sur l’évolution de la maladie.

Synthèse Hassina Amrouni