Journée mondiale de la leucémie myéloïde chronique : Un cancer qui évolue en trois stades

Nous célébrons en ce 22 septembre la Journée mondiale de la leucémie myéloïde chronique (LMC). Représentant 15 à 20 % des leucémies de l’adulte, ce cancer du sang et de la moelle touche avec une légère prédominance les hommes.

Survenant généralement après l’âge de 50 ans, la leucémie myéloïde chronique est une maladie génétique non héréditaire qui se caractérise par une production excessive de globules blancs par la moelle osseuse. Leur accumulation dans la moelle osseuse et le sang entraine une perturbation du bon fonctionnement des autres cellules sanguines.

Résultant d’une anomalie génétique située au niveau des chromosomes 9 et 22, ce cancer qui est découvert fortuitement dans 40 % des cas se manifeste par une fatigue intense, une sensation de « lourdeur » sous les côtes, au niveau du côté gauche de l’abdomen (liée à l’augmentation du volume de la rate), une thrombose veineuse, une crise de goutte,…etc

La maladie évolue en trois phases, la première, chronique, est celle durant laquelle les globules blancs sains et les plaquettes conservent encore leurs fonctions. Le passage excessif de globules blancs dans le sang dont certains sont immatures, ne donne pas encore lieu à des symptômes gênants. Dans ce cas, sans traitement, l’espérance de vie est de 3 à 5 ans.

Durant la seconde phase, dite accélérée, la maladie devient presque incontrôlable car le nombre de globules blancs et de cellules immatures augmente dans le sang. On assiste alors à l’apparition des symptômes et, sans traitement, l’espérance de vie est de 6 à 9 mois.

Enfin, dans le troisième stade, appelée phase de transformation aiguë blastique, plus d’un tiers des cellules sanguines et de la moelle sont immatures (blastes). Le cancer est alors à un stade avancé et les cellules cancéreuses peuvent former des tumeurs au niveau des ganglions lymphatiques ou des os.

Là, l’espérance de vie est encore plus réduite puisqu’elle est de 3 à 6 mois en l’absence de traitement.
Les malades diagnostiqués au premier stade ont, grâce à des thérapies ciblées, une espérance de vie plus longue (au moins 5 ans).

Toutefois, la greffe de moelle osseuse demeure la seule option permettant une survie mais elle reste conditionnée par l’existence de donneurs compatibles.

Hassina Amrouni

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