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« Je ne peux pas dire que je n’ai pas peur, mais je ne peux malheureusement pas cesser de fumer »

«Je sais que la cigarette nuit à ma santé mais je n’arrive pas à arrêter». Fayçal, la cinquantaine entamée, se dit conscient qu’il manque de volonté pour cesser de mettre sa vie en danger à travers le tabac. Il l’est aussi par rapport au risque de contamination par le Covid-19, les déclarations des chercheurs étant nombreuses quant aux poumons des fumeurs et leur plus grande réceptivité au virus par rapport aux autres.
Mais demander à un fumeur d’arrêter la cigarette relève presque du blasphème tant est grande l’addiction à la nicotine. « Je n’aime pas qu’on me parle du danger que représente le fait de fumer, je décourage vite mes interlocuteurs parce que je sais que c’est vrai mais que je ne peux pas me désaccoutumer. Je ne regarde pas non plus les émissions de télévision qui sensibilisent les fumeurs.

C’est plus fort que moi, je ne peux malheureusement pas me passer de ma « clope » qui m’accompagne depuis une trentaine d’années ». Mais cette fidélité à une compagne aussi nocive représente une grande menace. Nonobstant le Covid-19, le tabagisme tue à petit feu. On sait qu’il détériore les poumons et attaque l’organisme en endommageant les organes vitaux. Que dire alors lorsque cette vulnérabilité ouvre la voie à une contamination plus aisée par le nouveau Coronavirus.

«J’entends parler des risques que courent les fumeurs par rapport au Coronavirus, et je ne peux pas dire que je n’ai pas peur.
Une si longue durée interrompue pendant un laps de temps, nous apprend Fayçal. « J’avais réussi à cesser de fumer pendant une année, il y a environ dix ans. Mais dans un moment de grande colère que je n’ai pas réellement extériorisée vis-à-vis d’un voisin, je me suis rabattue sur une cigarette pour me calmer et c’est reparti ». Finalement, il sait tout mais il persiste dans son attitude de fuite en avant.

Propos recueillis par Rachida Merkouche