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« Il nous a été demandé de ramener le refus de quatre hôpitaux pour que notre fils soit hospitalisé »

Nombre de médecins ainsi que certains responsables de nos hôpitaux continuent de bureaucratiser la prise en charge des malades, au risque de faire perdre du temps à ces derniers, engageant ainsi le pronostic vital de certains d’entre eux. Le petit Nadjib et sa famille en savent quelque chose. « Mon fils a été pris subitement de douleurs atroces au niveau de l’abdomen ce qui a été nécessité des examens médicaux, pas en sa faveur malheureusement » raconte la maman du malade avant de poursuivre : « A la vue des résultats, le praticien avait les larmes aux yeux et était troublé. Au début, il a hésité à me communiquer le diagnostic, jusqu’à ce que je pose la question fatidique, sans y croire. ‘’mon fils a le cancer par exemple ?’’. Sa réponse par l’affirmative m’a anéantie. Imaginez la situation : j’ai emmené mon fils chez le pédiatre pour ce qui me semblait être une simple consultation, je me retrouve confrontée à un désastre ». Le praticien conseille aux parents d’emmener leur enfant dans un hôpital à Alger en raison du manque de moyens là où ils résident. La réponse dans cet hôpital, il n’y a pas de place. « Face à notre insistance, le chef de service nous demande de lui ramener le refus consigné noir sur blanc de quatre hôpitaux pour qu’il permette l’hospitalisation de notre garçon. D’un côté, il déclare que tous les lits sont occupés, et d’un autre il avance un autre prétexte pour accepter notre fils » déplore la maman. Finalement, on revient toujours à cette fameuse intervention d’un tiers, ami ou proche d’un médecin ou d’un responsable au sein d’un établissement hospitalier, pour abréger le long parcours du combattant que mène la famille d’un malade. C’est ce qui s’est passé pour Nadjib. « Nous n’avons pas le temps pour courir d’un hôpital à un autre pour collectionner quatre refus. Mon père a sollicité l’aide d’un de ses amis qui nous a facilité les choses et mon fils est actuellement hospitalisé. Il subit des séances de chimiothérapie et croyez-moi, la première séance a été un supplice pour lui ». Nous ne pouvons que souhaiter une prompte guérison à cet enfant, et un changement radical en termes d’accès aux soins.

Nadia Rechoud      

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