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Iftar en Bosnie Herzégovine : Kaymak et Begova Corba, deux soupes en entrée

Convertis à l’islam, à la faveur de l’expansion ottomane dans les Balkans, les Musulmans vivent aujourd’hui, majoritairement au Monténégro, dans le sud de la Bulgarie et en Bosnie Herzégovine dont les derniers chiffres font état d’une communauté musulmane estimée à plus de la moitié de la population bosnienne.
Si d’aucuns pensent que l’appartenance de la population bosniaque à l’islam relève plus, aujourd’hui, de la détermination culturelle que cultuelle, il n’en demeure pas moins que les traditions notamment durant les fêtes religieuses démontrent le contraire. Le mois de Ramadhan est, en effet, une des occasions pour les Musulmans de Bosnie-Herzégovine de réaffirmer leur foi musulmane.
A l’instar que nombre de Musulmans, les Bosniaques rompent le jeûne avec une datte. Le repas commence par le Somun ou lepinja, une galette au levain servi avec une topa, une soupe à base de kaymak (crème caillée), de fromage et d’œufs. Une soupe hydratante mais surtout riche en vitamines (A et D), calcium, protéines, probiotiques…Est ensuite servie une autre soupe, la Begova Corba, traduction de « Soupe du Bey », héritage de la période d’occupation ottomane. Elle est à base de poulet, gombo, carottes, céleri, œuf et crème fraîche. Cette chorba est selon ceux qui l’ont goûtée « divine ». Notons qu’elle apporte plein de vitamines (A, B, C, K, E), minéraux et oligo-éléments (magnésium, phosphore, potassium…), protéines, calcium…
Après ces mets, sont servis les Cevapcici, des boulettes de viande cuites dans un four à charbon de bois accompagnées de différentes dolmas d’aubergines, de courgettes, de poivrons, également farcies de viande hachée, de riz, assaisonnées d’herbes fraîches et d’épices ainsi que du fameux pain cité plus haut, le somun ou lepinja. Ce plat procure à l’organisme des protéines, des fibres, des vitamines (groupe B, C, E, K,…), oligo-éléments (potassium, magnésium, zinc, manganèse, sélénium, phosphore, sodium…), protéines…
Enfin, le repas se termine sur une note sucrée avec les fameux Bosanske hurmašice, une pâtisserie en forme de datte trempée dans un sirop aromatisé au citron ou encore la tulumba, une sorte de mini churros, trempés dans le même sirop. Ils accompagnent le café traditionnel bosniaque, préparé à la turque, c’est-à-dire très sucré pour un maximum d’énergie.
Hassina A.

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