Greffe d’organes en Algérie : Beaucoup reste à faire

Aujourd’hui, nous célébrons la Journée mondiale du don d’organes et de la greffe.

Si, dans d’autres pays, la greffe d’organes et de tissus (rein, foie, cœur, poumons, pancréas, intestin, os, cornée, peau) est une pratique répandue avec des prélèvements effectués sur des donneurs décédés ou en état de mort encéphalique, chez-nous, ce type de greffe reste encore difficile à promouvoir et ce, en raison de nombre de contraintes, notamment socioculturelles.

Les pratiques ayant cours sont par conséquent, la greffe à partir d’un donneur vivant (DV), choisi le plus souvent au sein de la famille ou parmi les proches du patient.
Pourtant, que ce soit d’un point de vue réglementaire ou religieux, rien n’empêche une personne de faire un don d’organe. En effet, la loi 85/05 modifiée et complétée par la loi 90/17 l’indiquent clairement. Quant au Conseil supérieur islamique algérien, il s’est prononcé sur la question de la greffe d’organes par une fatwa datée du 14 février 1985 autorisant le prélèvement et la transplantation d’organes.

Centres de greffe

Le secteur national de la santé compte 14 centres spécialisés dans la greffe rénale, notamment à Alger, Blida, Batna, et Tlemcen, auxquels s’ajoutent 14 autres centres dédiés à la greffe de la cornée, deux pour la greffe du foie et deux pour la greffe des tissus.

Pour la seule année 2017, 771 greffes d’organes, parmi lesquelles 251 greffes rénales, 217 greffes de la cornée, 294 greffes de tissus et 9 greffes de foie ont été réalisées à l’échelle nationale. Cependant, cela reste insuffisant au vu du nombre de malades en attente d’une greffe.

« Nafis »
Un fichier national de suivi des donneurs et receveurs en greffes a été lancé en 2016. Baptisé « Nafis », le logiciel en question est un système d’information, de stockage et de traitement des données. Ce logiciel est déjà opérationnel au niveau de quatre structures hospitalières, à savoir Batna, Blida, Béni Messous et Nafissa-Hamoud (ex-Parnet).

Agence nationale des greffes

L’agence nationale des greffes, chargée de coordonner et de développer les activités de prélèvement, de transplantation ou de greffes d’organes, de tissus ou de cellules humaines a, quant à elle, été créée en avril 2018.

Reste maintenant à lever tous les et cela ne peut se faire qu’au travers de campagnes de sensibilisation.

Kamir B.

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