Glaces et crèmes glacées : Certains aspects de ce commerce échappent à la réglementation

Qui dit saison chaude dit forcément consommation  effrénée de glaces et de crème glacée.  Grands et petits s’y adonnent avec plaisir, mais ce sont beaucoup plus les enfants qui s’en délectent à bas prix et forcément sans se soucier de la qualité des matières et de l’eau qui entrent dans la composition de ces produits. La fabrication et la commercialisation de ces desserts glacés obéit, en principe, à l’obligation pour les fabricants, de se conformer à des règles d’hygiène strictes. Un arrêté du 23 janvier 2005 rend  en effet  obligatoire une méthode de prélèvement d’échantillons et d’analyse bactériologiques des glaces et crèmes glacées, mettant les services de contrôle de la qualité et de la répression des fraudes face à leurs responsabilités. L’arrêté en question (paru dans le Journal Officiel n° 42 du 15 juin 2005) définit le matériel à utiliser (bocaux spécifiques, caisses glacières, lampes à butane, neige carbonique ou mélange de glace pilée et de sel) ainsi que les techniques de prélèvement, que ce soit pour les glaces et les crèmes glacées conditionnées, celles servies par le vendeur à la cuillère, ou au moyen d’appareils distributeurs, ou de glaces et crèmes glacées surgelées. Le contrôle et l’analyse de ces produits est donc obligatoire, en théorie. Qu’en est-il en réalité ? L’activité liée au contrôle de la qualité et de la répression des fraudes reste tributaire des moyens humains et matériels mis sur le terrain, les services en question se plaignant de leur insuffisance, notamment le déficit en agents de contrôle. Il est à relever également la rupture de la chaîne de froid dans les petits commerces et les supérettes en ce qui concerne les desserts surgelés, ces derniers étant congelés à nouveau. Un autre problème retient l’attention, celui de la vente de glaces au moyen d’appareils distributeurs disposés sur le trottoir à l’entrée de certains commerces par de jeunes vendeurs selon un accord qui consiste à brancher le distributeur dans le magasin moyennant paiement de la consommation de l’électricité. Personne ne semble se soucier de la qualité de ces produits et de l’hygiène du matériel utilisé. Une question qui mérite qu’on s’y attarde vu que ce sont les enfants qui en sont les principaux consommateurs.

Nadia Rechoud

%d blogueurs aiment cette page :