Formation d’agents de sécurité et installation d’équipements de surveillance dans les hôpitaux

Face à ce phénomène de violences commises sur les personnels de santé, il est impératif que la sécurité soit renforcée au sein des établissements hospitaliers. C’est dans cette optique que le ministère de la Santé, de la Réforme hospitalière et de la Population a décidé de procéder à « la formation des agents de sécurité par le secteur et l’installation élargie des équipements de surveillance au niveau des établissements de santé notamment dans les services d’urgences, outre la consécration d’espaces d’attente pour les accompagnateurs de malades de façon qu’ils soient isolés des salles de soins et des salles d’attente réservées aux malades », tel que l’a annoncé à l’APS le ministre, M. Mohamed Miraoui. Le manque de moyens humains et de structures a été au cœur des déclarations du premier responsable du secteur qui a ainsi affirmé que « le ministère œuvre au renforcement des équipes d’urgences et des services de permanence pour détendre la situation dont souffrent plusieurs établissements, de même qu’il veille à la réception accélérée des services d’urgences en cours de réalisation pour atténuer la charge constatée dans certaines structures ». Il est nécessaire de desserrer le goulot qui étrangle les services d’urgences au sein des hôpitaux et c’est pour cela qu’il est indispensable, a-t-il déclaré, « de poursuivre les efforts afin de mettre en service 24h/24h les polycliniques, et sensibiliser les citoyens à la nécessité d’y recourir notamment lorsqu’il s’agit de soins de premier degré ». Dans le même ordre d’idée, le ministre a fait part de l’existence « d’un projet en cours d’évaluation portant sur la possibilité de recourir à  la signature de conventions avec des entreprises de gardiennage compétentes conformément à la loi ». Relever les insuffisances afin de mieux prendre en charge les préoccupations des citoyens, cela ne peut se faire si ces derniers ne sont pas écoutés et c’est dans ce sens, a indiqué M. Miraoui, que les superviseurs des établissements sous tutelle ont été exhortés à ouvrir des pages sur les réseaux sociaux et créer ainsi une plateforme d’expression pour les citoyens, afin que leurs préoccupations soient recueillies et étudiées au niveau de l’administration centrale. Il a également mis l’accent sur la coordination de l’action avec les dispositifs de sécurité, soulignant qu’il est impératif de « doubler d’efforts et d’accroître la coopération entre les deux parties , à travers l’installation de centres de police à l’intérieur même des établissements de santé et l’intensification des patrouilles des unités de la Gendarmerie nationale au niveau des cliniques situées en dehors des régions urbaines ».

Nadia Rechoud

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