Face au covid-19, on recourt à l’automédication pour le contrer

 

Cette pratique n’est peut-être pas propre à l’ensemble de la population, mais le constat est là. Beaucoup de citoyens sont adeptes de l’automédication, personne ne peut le nier, mais c’est devenu quasi-systématique depuis la survenue du nouveau Coronavirus.

Le traitement adopté par notre pays (moins la Chloroquine bien sûr qui est prescrite et administrée uniquement en milieu hospitalier) est connu de tous depuis le début de la pandémie et c’est sans hésiter qu’on y recourt dès qu’il y a suspicion de Covid-19.

Rares sont ceux qui arrivent à différencier les symptômes de la grippe de ceux qui se manifestent lorsqu’on contracte cette maladie infectieuse. Maux de tête, courbatures, fatigue, fièvre, toux… On s’interroge si l’écoulement nasal et le larmoiement représentent la grippe ou le Covid-19, ou les deux. On se met à tester l’odorat et le goût.

Mais on finit par se dire, tout ceci au bout d’un ou deux jours, qu’il vaut mieux agir dans le sens de la prévoyance et qu’il vaut mieux faire quelque chose pour éviter ou éliminer le virus que ne rien faire et l’attraper ou le laisser prendre possession de l’organisme.

« Nous avons beaucoup de clients qui viennent se procurer le traitement contre la Covid-19 » souligne Asma, vendeuse en pharmacie avant d’ajouter : « Certains nous présentent une ordonnance, d’autres l’achètent sans passer par le médecin. Lorsque ce dernier se retrouve face à un patient qui lui fait part de sa suspicion, il lui conseille de faire un test PCR ».

Ces tests ne sont pas systématiques, et ils sont hors de portée dans les laboratoires privés. Les pharmacies se retrouvent donc les alliées des citoyens. Les soupçons s’emparent également des personnes dans l’entourage d’un proche ou d’un ami diagnostiqué positif. Que ce soit au sein d’une famille dont un membre est atteint de cette affection ou dans le voisinage d’un malade, le recours à cette même thérapie est inévitable.

Les précautions d’usage sont peu respectées, mais lorsque le virus niche à côté de soi, on n’hésite pas à s’auto-soigner.

Nadia Rechoud

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