Etude sur les effets secondaires de la chimiothérapie chez les algériens

L’étude sur l’évaluation des effets secondaires de la chimiothérapie chez la population algérienne, initiée par l’équipe de la société algérienne de formation et recherche en oncologie (SAFRO), présidée par le Pr Adda Bounadjar, et réalisée par le Dr Zoubir Derbouz, du service d’oncologie médicale au CHU Frantz fanon à Blida, est la première du genre en Algérie.

Cette étude prospective sur « l’évaluation de la toxicité des sels de platine chez la population algérienne »  est d’un grand intérêt dans le domaine de la recherche en oncologie.

L’étude qui a ciblé un échantillon de 40 personnes ayant subi une cure de quatre séances de chimiothérapie sur les 75  patients dont certains , ont raté pour une raison ou une autre une des séances, a démontré selon le Dr Derbouz , qu’il y a une différence en matière de toxicité chez les algériens par rapport  au résumé caractéristiques des produits (RCP), ou ce qu’on appelle communément « la notice ».

Effectivement, les résultats ont démontré que contrairement à la théorie, les effets secondaires des trois médicaments chimio-thérapeutiques contenant des sels de platine (Cisplatine et l’oxaliplatine et le carboplatine) sont d’un degré de toxicité différent chez la population algérienne par rapport à d’autres populations et par rapport à la théorie.

Les résultats de l’étude ont démontré  que la molécule « Cisplatine » est moins toxique sur la sphère ORL, chez les algériens par rapport à la théorie. Par contre, la molécule « carboplatine » est beaucoup plus importante chez algériens par rapport à la notice.  Le Dr Berbouz a expliqué que la néphrotoxicité de ces deux molécules a été bien étudiée dans cette étude, par le fait que ces deux traitements chimiothérapiques présentent un risque d’une insuffisance rénale. Donc, cette étude permet aux oncologues et au personnel médical de connaitre mieux cette nephrotoxicité chez la population algérienne et permettra,  de trouver les mécanismes adéquats afin de protéger au maximum la fonction rénale.

Pour Le Dr Derbouz, les résultats obtenus doivent être consolidés, en  proposant de généraliser cette étude sur l’ensemble des centres anti-cancer, afin d’obtenir des résultats définitifs concernant la population algérienne.

Le Dr Derbouz Zoubir, a obtenu le deuxième prix à Tunis, lors du 18ème congrès Panarabe contre le cancer, qui a eu lieu du 19 au 21 avril dernier.  Et ce, vu l’intérêt et l’originalité de l’étude portant  sur l’évaluation  de la fréquence de la toxicité des médicaments chimio-thérapeutiques chez les algériens.

K.Nadjari

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