Entre 15 et 20 décès par an dus à la rage en Algerie

« L’Algérie enregistre annuellement 120.000 cas de morsures et quelques 900 bêtes enragées. Pour l’année en cours, 10 cas ont déjà été recensés », a précisé le Dr Djamel Fourar, directeur général de la Prévention et de la Promotion de la Santé, au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la rage
Considérant la situation de « grave », le Dr Fourar a souligné que « nous enregistrons quelque 90 cas de rage par an » parmi lesquels il est déploré 15 à 20 décès, tout en précisan,t que que « 40 % des décès sont dus à des morsures dont sont victimes des enfants de moins de 15 ans. »
Considérant que « chaque décès est une tragédie et une mort de trop », il a souligné le fait que les enfants constituent souvent une cible des bêtes enragées, conviant leurs parents à faire preuve de vigilance pour éviter les morsures de ces dernières, en inculquant à leur progéniture quelles précautions à prendre face aux animaux domestiques.
Ceci, d’autant plus que ce type de décès « peut être évité », les moyens pour ce faire étant  » disponibles », a-t-il poursuivi, citant les vaccins et les sérums, y compris les vaccins destinés aux bêtes ainsi que le recours à leur muselage lorsque celles-ci sont à l’extérieur, et ce, à « titre préventif ». De même que l’abattage des chiens errants et la mise en place de fourrières canines.
pour rappel, en 2015, une instruction ministérielle avait mis l’accent sur l’importance de la prévention contre la rage, l’objectif étant d’atteindre 0 décès, tel que tracé par l’OMS.
En cas de morsures, le même responsable recommande aux victimes de « se rapprocher des structures de santé pour y recevoir les soins et les vaccinations adéquats ».
La rage, faut-il le souligner, est « une encéphalite virale grave » touchant principalement les mammifères. Après apparition des symptômes, elle est mortelle dans la quasi-totalité des cas. Cette infection est hautement contagieuse par morsure et transmissible de l’animal à l’homme ».
Nouhad Ourebzani