En cas de grossesse, d’allaitement, de maladie, jeuner ou pas nécessite un conseil du médecin

L’observance du jeûne peut être déconseillée lorsqu’il s’agit de personnes souffrant de certaines pathologies dont la guérison peut être retardée ou qui peuvent être confrontées à des complications. Lorsque la maladie risque de s’aggraver par le fait de jeûner ou qu’elle ne peut pas guérir pour le même motif, le médecin ne peut laisser le patient mettre sa vie en danger, de même que ce dernier est excusé par la jurisprudence. Toute personne qui éprouve de la difficulté à jeûner en raison de sa maladie, même si celle-ci ne risque pas d’être accentuée, est également exemptée. Ce sont des réponses à une interrogation  sur le type de maladie qui autorise à ne pas observer la pratique du Ramadan. On peut constater que ces réponses vont dans la même veine que les avis médicaux et les conseils donnés par les praticiens à leurs patients, des avis dont ils ne se contentent pas toujours, préférant être rassurés par l’autorisation d’un imam. L’exemption, la femme enceinte peut en faire usage si elle sent que cela peut avoir des répercussions sur sa santé et sur le bébé. « D’un point de vue médical, le jeûne du mois de Ramadan ne semble pas entraîner d’effets délétères chez la femme enceinte » estiment des spécialistes, sauf « dans certaines pathologies » pour lesquelles « il convient d’être prudent notamment pour les futures mamans diabétiques », le diabète nécessitant une hygiène de vie et une surveillance « stricte ». Si elle est en bonne santé, elle doit veiller à avoir deux repas (s’hour et repas du soir) avec une ration calorique en fonction de l’âge gestationnel et à bien s’hydrater. Pour ce qui de la femme qui allaite, ils (les spécialistes) estiment qu’elle doit avoir un avis médical, surtout si son bébé est un prématuré, en difficulté de croissance, ou qu’il souffre d’une carence en fer ou de troubles digestifs, le jeûne de la mère pouvant influer de manière négative sur la santé du petit. « Un bébé de 0 à 6 mois, entièrement allaité par sa mère, est en plein développement et a besoin de tous les bons nutriments du lait maternel pour bien grandir et faire en sorte que son cerveau, ses globules… se développent normalement » soulignent ces spécialistes qui relèvent que même si le corps de la maman peut fabriquer « le lait maternel demandé par l’enfant » lorsqu’elle a une bonne alimentation la nuit, il y a un risque toutefois que les besoins du bébé ne soient pas couverts, notamment en fer et en calcium, d’où la nécessité de demander conseil auprès d’un médecin.

Nadia Rechoud     

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