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Dr Oussama Bouhentala à propos de la hausse des cas de Covid-19 : Il faut se comporter avec autrui comme si tout le monde était porteur du virus

« Les premiers jours de Ramadhan, on a enregistré un pic avec des chiffres inquiétants qui ont presque 200 cas par jour ». Avec ce constat, le docteur Oussama Bouhentala, médecin épidémiologiste au service épidémiologie et de médecine préventive au CHU Nefissa Hamoud (ex Parnet) à Hussein-Dey relève que la contamination de ces patients a eu lieu avant le Ramadhan.

Il fait remarquer que « malgré les mesures prises par l’Etat dont le confinement, on assiste à une situation où les chiffres sont terrifiants » et ce en raison du manque de conscience de la part des citoyens souligne-t-il. Le spécialiste a saisi l’occasion d’un entretien accordé récemment à notre journal en ligne Esseha.com pour appeler la population à s’en tenir au respect du confinement et des mesures de distanciation sociale et les inviter à éviter les rassemblements.

Il déplore les comportements remarqués les premiers jours de Ramadhan, des comportements « qui font peur », et avec « les contaminations qu’il y aura ces jours-ci, les résultats se verront dans 10 jours jusqu’à 2 semaines ». On doit avoir à l’esprit, note-t-il, que le virus est là et que le risque existe toujours. Le respect des consignes est important, faute de quoi les unités dédiées aux malades atteints du Covid-19 « seront saturées dans les prochains jours », et si c’est le cas, dit-il, « nous ne pourrons pas prendre en charge tous les patients et les conséquences seraient vraiment lourdes ».

Dr Bouhentala insiste sur l’importance de porter un masque, et sur la nécessité de faire rapidement les courses et d’éviter les regroupements. C’est « un comportement à risque », fait-il remarquer, du fait qu’il peut y avoir parmi toutes ces personnes rassemblées un porteur sain (du virus) qui s’ignore et qui peut contaminer les autres. « La meilleure solution est de se comporter avec autrui comme si tout le monde était porteur du virus » conseille-t-il.

Rachida Merkouche