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Dr Naïma Ouadatcha : Au front depuis le début de la pandémie au CHU de Blida

Cette épidémie de Covid-19 a révélé des talents et beaucoup de créativité au sein de nombreux Algériens, longtemps étouffés. La communauté scientifique est entrain de montrer chaque jour ce dont elle est capable. Les soldats blancs suscitent l’admiration par leur dévouement aux malades, certains d’entre eux ont sauvé des vies et ont perdu la leur.

Des jeunes et des moins jeunes, des médecins, des infirmières et infirmiers, des ambulanciers… Résidente en troisième année en anesthésie réanimation au CHU de Blida, Dr Naïma Ouadatcha est de ceux qui sont au front, qui mènent un âpre combat contre le nouveau Coronavirus.

Elle a choisi d’être là, coupée des siens, pour être aux côtés des malades. « Je travaille au niveau du service réanimation depuis le début de la pandémie, depuis le 10 mars » indique cette jeune résidente qui est « allée au charbon » avant même de commencer à exercer, avec le pic qu’a connu l’hôpital de Blida. Avec les autres résidents, elle assure des gardes de 12 heures, souligne-t-elle, « avec les assistants de la réanimation et les résidents des autres spécialités médicales et chirurgicales ».

Elle fait face, avec cette équipe, à l’arrivée des patients en détresse respiratoire. « Nous ne recevons que des formes graves et des formes modérées, des patients qui nécessitent la réanimation ». Loin de sa famille, mais près du cœur des malades hospitalisés, dans l’un des hôpitaux d’une ville qui a vécu le martyr.

 

Rachida Merkouche