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Dr. Meriem Zeghar :  » le manque de moyens de protection derrière la fermeture des cabinets des chirurgiens-dentistes

En cette période de crise sanitaire due au Covid-19, nombre de médecins et de chirurgiens-dentistes ont suspendu leur activité et fermé leur cabinet faute d’équipements de protection pour eux et de masques pour leurs patients. Dr Meriem Zeghar, chirurgien-dentiste implantologue installée à Dely-Ibrahim, est de ceux dont le cabinet reste ouvert pour accueillir leurs patients du fait qu’ils possèdent les moyens de protection nécessaires.

Elle s’est exprimée dans une vidéo publiée sur le site Esseha.com. « Depuis le début de cette épidémie de Coronavirus, la plupart des chirurgiens-dentistes ont malheureusement été pris de court et n’ont pas eu suffisamment de recul pour faire leur stock de masques et de gants, donc beaucoup ont dû fermer pour des raisons d’hygiène qu’ils ne pouvaient pas assurer au maximum » déplore Dr Zeghar.

Elle fait remarquer à ce sujet que sa spécialité l’oblige à prendre ses dispositions pour ne pas en manquer. « Comme je suis implantologue, j’ai toujours tenu à faire des stocks et cela m’a servi pendant cette crise. Depuis toujours, je dois avoir ces équipements de protection en réserve par rapport à mon travail en tant que dentiste et surtout en tant qu’implantologue. C’est pour cela que je suis présente en ces temps de crise sanitaire avec toutes les difficultés pour obtenir le maximum de produits (…) déjà que la majorité des fournisseurs ont dû fermer ». Elle relève que les quelques dentistes dont les cabinets sont ouverts sont submergés par la demande vu leur rareté. « Les patients que je reçois, ce sont surtout ceux souffrant d’une rage dedans. Ils viennent de partout vu que nous sommes très peu à travailler sur la place d’Alger. Nous essayons de faire de notre mieux et j’espère que nous serons à la hauteur et, surtout, que nous n’aurons pas de souci ».

Sur le plan de l’hygiène, Dr Zeghar indique que son matériel et ses équipements sont stérilisés après le passage de chaque patient « comme d’habitude et un peu plus encore » souligne-t-elle. « Depuis toujours, la désinfection se fait spontanément et systématiquement après le passage de chaque patient. Nous désinfectons le fauteuil dentaire, ma chaise, le gobelet est jeté, tout est nettoyé. Ce sont des gestes habituels. La seule différence, c’est que maintenant nous aspergeons l’air avec un peu d’eau de javel. Nous sommes entrés dans la paranoïa, mais c’est mieux. Cela nous donne de nouveaux réflexes, pour le bien des patients et pour notre bien ».

Une tâche qui se répète dans les trois salles de soins que comporte la clinique dentaire du docteur Zeghar et que celle-ci utilise à tour de rôle, passant d’un box à un autre –désinfecté et apprêté– à la fin de chaque séance, pour que l’opération de désinfection se fasse à la sortie d’un patient. Elle n’a pas négligé non plus l’espace dédié à l’attente. « Comme j’ai trois salles d’attente, cela permet de dispatcher les patients qui (de la sorte) ne sont pas tous rassemblés au même endroit ». Dr Zeghar termine en donnant les conseils de prévention, notamment celui lié à l’interdiction de prendre des antibiotiques, actuellement déconseillés.

Rachida Merkouche

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