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Dr Lamia Khoufache : « La pollution menace la santé des algériens »

Une récente étude effectuée par Dr Lamia Khoufache, pneumologue et ancienne maitre assistante au service des maladies respiratoires du CHU Saadna Abdennour de Sétif révélé que «l’appareil respiratoire étant en contact direct avec l’air extérieur devient très vulnérable aux polluants. ». Dans un contexte où l’Algérie tarde à se mettre au diapason du contrôle régulier du taux de pollution dans l’air, une hausse des maladies respiratoires liées à la pollution a été enregistrée selon Dr Lamia Khoufache. Au moment où beaucoup de pays œuvrent pour le bannissement de la consommation du gasoil, les chiffres indiquent qu’en Algérie, le parc à essence est plus important, l’on notera également une hausse inquiétante de la consommation du gasoil. « Pis encore, nous n’avons même pas des chiffres officiels relatifs aux maladies liées à la pollution », dira Dr Khoufache et d’ajouter : « selon l’organisation mondiale de la santé, pas moins de 3 millions de personnes meurent chaque année à cause de la pollution atmosphérique ».

Les chiffres officiels de l’année 2017 indiquent que le parc automobile en Algérie compte près de 6 millions de véhicules dont pas moins de 1,6 million au niveau de la capitale Alger. Plus de 57 % des véhicules avaient plus de 20 ans et 67 ,53 % avaient plus de 10 ans tandis que les véhicules de moins de 5 ans ne représentent que 20, 68% du parc automobile national. Le dit parc compte 70% de véhicules essence, 30% de véhicules roulant au diesel, mais la consommation nationale des carburants des routiers est autrement repartie (70% gasoil, 27% essence et seulement 3% en GPL (Gaz propane liquéfié). Selon la spécialiste, l’inhalation des gaz irritants est responsable de plusieurs problèmes respiratoires dont l’asthme, les bronchites chroniques obstructives, la décompensation des maladies respiratoires chroniques avec une augmentation de la fréquence des infections respiratoires et des cancers bronchiques ». La spécialiste, qui a souligné que l’Algérie vit une crise sévère de l’environnement due en grande partie au transport, a tiré la sonnette d’alarme quant à l’absence de textes réglementant les émissions automobiles, car le seul texte est celui qui limite les émissions industrielles. Elle indique à cet effet que la mise en place d’une politique de lutte contre la pollution due au transport et le bannissement des carburants polluants (Diesel) devient une urgence à cause de son retentissement direct sur la santé respiratoire.
Mellah Malak

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