Développement de l’industrie pharmaceutique locale et de son adaptation aux évolutions survenues dans le monde

Le Conseil national de l’ordre des pharmaciens (CNOP) a plaidé en faveur du développement de l’industrie locale et de son adaptation aux évolutions survenues dans le monde, affirmant que la promotion du secteur est « tributaire de la révision » de certains textes de loi.

« La promotion du secteur est tributaire d’une révision de certains textes de loi et la promulgation des textes d’application de la nouvelle loi sanitaire parue, en juillet 2018, dans le Journal officiel », a affirmé le président du CNOP, Lotfi Benbahmad lors d’une conférence de presse animée dans le cadre de la préparation de la Conférence internationale devant être organisée, le 2 décembre autour du thème  » La stratégie de développement du secteur pharmaceutique ».

Pour Dr. Benbahmad, le développement du secteur pharmaceutique est soumis à plusieurs facteurs, dont la nécessité de « déterminer les besoins du citoyen, des objectifs nationaux tracés, de la mobilisation des moyens indispensables, ainsi que de l’adoption d’un consensus des différentes disciplines médicales ».

Par ailleurs, le président du Conseil a indiqué que «le secteur sanitaire qui répondait à des circonstances données à une certaine période, est désormais face à plusieurs défis, dont  » l’accroissement des besoins de la population, de la modification de la situation épidémiologique, de la prolifération des maladies transmissibles vers des maladies chroniques, outre la catégorie des personnes âgées qui requiert une prise en charge spéciale ».

Le secteur étant considéré parmi les facteurs et les indices du développement national du pays, sa gestion, poursuit M. Benahmad,  » exige son adaptation au niveau de vie de l’individu et de la Recherche scientifique, sans toutefois l’éloigner des évolutions survenant dans le monde ».

M.Benbahmed a déploré, à ce titre, le fait de « lier les besoins du citoyen à la facture d’importation et non aux investissements réalisés en la matière », qualifiant ces derniers de « valeur ajoutée en terme de développement local ».

 

Nouhad Ourebzani