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Covid-19 : les paramédicaux protestent à Constantine

Des paramédicaux ont tenu dans la matinée de ce mardi 7 juillet, un sit-in de protestation à l’hôpital Abdelkader Bencharif de la nouvelle ville Ali Mendjeli.
Les protestataires se sont regroupés devant la direction de l’hôpital criant haut et fort leur désarroi à travers des slogans qui décrivaient la situation de délabrement dans laquelle se trouve les structures sanitaires de la wilaya et les conditions de travail qualifiés, par les protestataires ,de « pénibles ».
« L’hôpital manque d’appareils nécessaires pour la prise en charge des malades, scanner fermé, manque de médicaments, une seule ambulance médicalisée et le nombre des agents de sécurité est insuffisant» précisent les protestataires.
D’autre part, des paramédicaux exerçants au CHU Ben Badis ont remis dans l’après-midi, une lettre de revendication à la direction de la santé de la wilaya.
Il est question dans la plateforme émise de la sécurité du personnel médical, notamment lors des gardes de nuit, de meilleures conditions d’exercices et l’équipement vestimentaire nécessaire en cette période de pandémie.
«Quatre mois depuis l’apparition de la pandémie, nous sommes plus de 300 personnes, entre médecins, paramédicaux, femmes de ménages, ambulanciers et agents de sécurité mobilisés pour la prise ne charge des malades qui sont contaminés par le nouveau coronavirus » lancent les contestataires. Ajoutant que certains soignants ne sont pas rentrés chez eux et n’ont pas vu leur famille depuis plusieurs semaines, de peur de les contaminer.
«Le manque de moyens de protection, la peur d’être contaminé et transmettre le virus a nos familles ainsi que le nombre des confrères et consœurs affectés par le virus et qui ne cesse d’augmenter, nous pénalisent » disent-ils avant d’ajouter « nous faisons face aussi à des comportements irresponsables de certains malades et de leurs proches sans oublier les conditions d’exercice et la pression qui commence à être intenable ». La même détresse partagée par des sages-femmes exerçantes à la maternité du CHU Ben Badis.
«J’ai les symptômes de Covid-19 depuis trois jours, mais devant le manque du personnel médical de service gynécologie obstétrique je continue à travailler et le pire, c’est que je n’ai pas pu faire le test PCR en rupture depuis plusieurs jours » indique à Esseha une infirmière.

De Constantine, Souheila BETINA

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