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COVID-19 en Algérie: Quel rôle pour les laboratoires d’analyses privés?

Le déficit en tests de dépistage du COVID-19 réduit sérieusement la visibilité concernant la propagation de ce virus dans notre pays. Le ministre de la santé lui même a fait savoir à la veille de l’Aid que « le nombre de contaminés communiqué chaque jour représente uniquement les personnes testées à travers les 26 sites mobilisés à cet égard, donc ce nombre ne traduit pas la réalité dans la rue ». Il a toutefois relevé que « les cas graves sont réduits aussi grâce au recours au traitement à la chloroquine ».

En plus des 26 centres validés par l’institut Pasteur d’Algérie et que le ministre a évoqué dans sa déclaration, les laboratoires privés sont-ils en mesure de remédier à ce déficit, dans le cas de leur implication?

Au debut du mois d’Avril déjà, l’Institut Pasteur Algérie (IPA) a invite les laboratoires d’analyses biologiques à s’impliquer dans les opérations de dépistage.

l’IPA a autorisé les cabinets d’analyses privés à effectuer sur prescription médicale le test de dépistage sur les personnes suspectées d’être atteintes du COVID-19. L’IPA avait même dressé à cet effet une liste des réactifs, des équipements, des consommables et du matériel d’hygiène et de sécurité nécessaires pour l’exactitude du diagnostic.

L’échec de l’implication des laboratoires privés dans une opération massive de dépistage est-il du à un manque d’engagement de leur part ou bien a l’indisponibilité des kits de dépistage? La fermeture depuis quelques jours des laboratoires des universités de Tizi-ouzou et de Béjaia est une preuve que la distribution des kits pose un sérieux problème qu’il faudrait dépasser pour réfléchir à un moyen de faire participer les labos privés d’une manière efficace.

Tinhinane. B

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