Coronavirus : « Les citoyens ne doivent se rendre chez le chirurgien-dentiste qu’en cas d’urgence »

Certains citoyens, du moins ceux qui ont des problèmes de caries ou qui ont vu leur rendez-vous annulé, se sont interrogés sur le rapport entre le Coronavirus et l’arrêt provisoire de cette activité dans certaines polycliniques et cliniques dentaires. Ce virus se propage à travers la salive et la cavité buccale comporte une grande charge de virus, explique le docteur Arab-Saïd Achour, chirurgien-dentiste, donne dans une vidéo publiée sur le site Esseha.com. « Le chirurgien-dentiste est le premier exposé à cette maladie » relève le docteur Arab-Saïd, faisant remarquer que le dentiste, s’il est contaminé par un patient, peut lui-même transmettre le virus à d’autres patients.

Il incite ses confrères à la vigilance et à « faire très attention à cette exposition », leur demandant de « cesser toute activité » sans couper complètement avec leurs patients auxquels ils doivent communiquer leurs numéros de téléphone. Il appelle par la même occasion les citoyens à ne se rendre chez le chirurgien-dentiste que lorsqu’il y a urgence.

C’est-à-dire s’il éprouve une douleur insoutenable, lorsqu’il y a fracture d’une dent ou qu’il y a une hémorragie. Il conseille les personnes confrontées à un problème de dent d’appeler d’abord le dentiste pour lui expliquer leur cas et savoir si le déplacement est nécessaire, comme dans le cas d’une hémorragie. Le docteur Arab-Saïd aborde dans ce sillage l’automédication, chère à nombre de citoyens qui se rendent systématiquement chez le pharmacien lorsqu’ils éprouvent une douleur dentaire et se procurent des anti-inflammatoires, ce qu’il déconseille vivement.

Il insiste sur le fait qu’il « est strictement interdit de consommer » ce type de médicaments pendant cette période de pandémie de Coronavirus. « Les anti-inflammatoires, stéroïdiens ou non stéroïdiens (il cite l’Ibuprofène, Nifluril, Voltarène ainsi que l’Aspégic) sont très dangereux en ce moment parce qu’ils affaiblissent l’immunité de la personne qui en consomme et si cette dernière est atteinte par le Covid-19, sa vie est mise en danger ».

Nadia Rechoud

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