Coronavirus chinois serait parti de là : L’étrange marché de Wuhan

Alors que le nouveau coronavirus chinois continue de faire des victimes en Chine -au dernier bilan, 80 personnes ont trouvé la mort-, avec des cas déclarés dans certains pays, les chercheurs continuent encore à chercher l’origine de ce virus qui se propage à une grande
vitesse. Néanmoins, beaucoup pointent du doigt le marché d’où est parti le virus, en l’occurrence le «$marché aux fruits de mer$» de Wuhan. Officiellement, présenté comme tel, cette halle abritait le commerce d’animaux sauvages et de petit gibier, normalement interdit à
la consommation.
Ce site qui a déjà été en 2002-2003, à l’origine de l’épidémie de Sras qui avait fait plus de 600 morts, refait encore parler de lui, avec l’apparition de ce nouveau virus.
Si le directeur du Centre national de contrôle et de prévention des maladies, Gao Fu, n’a pas pu affirmer si du gibier était bien à l’origine du virus, il a néanmoins confirmé qu’il y avait bien des ventes illégales d’animaux sauvages dans ce marché. Les autorités ont d’ailleurs
procédé à la fermeture de ce marché par mesure conservatoire.
On se rappelle que la précédente épidémie de Sras avait été transmise par une civette, vendue sur les marchés de Canton. L’animal, pourtant interdit à la consommation, figure sur une liste de plus de 100 animaux sauvages vendus au marché de Wuhan. Renards, crocodiles, porcs
épics, serpents, paons, louveteaux, rats, salamandres géantes et on en oublie encore sont autant d’animaux prisés par les habitués de ce marché, certains pour leurs supposées vertus thérapeutiques.
Les chercheurs qui ont poussé leurs analyses dans cette direction ont commencé à faire part de leurs découvertes. Ainsi, selon Christian Walzer, de l’association écologiste américaine Wildlife Conservation Society: «70 % des nouvelles maladies infectieuses proviennent d’animaux sauvages et les marchés sont les endroits rêvés pour que les virus se transmettent à l’homme».
A ce titre, une étude génétique publiée mardi, révélait que le nouveau coronavirus pouvait avoir pris naissance chez la chauve-souris. Une version confortée par la revue de l’Académie chinoise des sciences qui relève de son côté que «le nouveau virus est très similaire à une souche virale présente chez la chauve-souris». Cette dernière serait «le réservoir» du virus, précisant toutefois, que cela ne signifie pas que ce mammifère l’aurait directement transmis à l’homme. Pour sa part, le Journal of Medical Virology affirme, dans un article publié mercredi que le serpent pourrait être l’intermédiaire
avec l’homme.
Kamir B
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