Contrôle médical à distance, reconnaissance faciale, la sécurité sociale et la Caisse nationale de retraite s’allient aux technologies de l’information

Les médecins traitants pourront se prononcer à distance lors d’un contrôle médical, sans avoir à convoquer les personnes concernées. C’est ce qu’a déclaré le ministre du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, Hassen Tidjani Haddam, qui a annoncé le lancement prochain (dans un mois) d’un nouveau service qui sera mis en place à cet effet. Selon le ministre, il s’agit d’un «programme intelligent qui permettra au médecin traitant de prendre une décision sans convoquer ou obliger l’intéressé à se déplacer. Cela évitera à ce dernier les peines du transport, notamment pour les citoyens résidant au Sud et dans les régions éloignées». La journée d’étude organisée au centre familial de la sécurité sociale de Ben Aknoun sur «les technologies d’information et de communication au service des citoyens» a également été l’occasion pour le ministre d’évoquer trois autres chantiers en cours de lancement dans le cadre de l’intelligence industrielle et qui devront être opérationnels d’ici à la fin de l’année, au plus tard début 2020, toujours dans cette perspective d’intégration de la technologie dans le fonctionnement du secteur. Le premier concerne le lancement d’un programme de reconnaissance faciale à travers les téléphones intelligents, il cible les retraités qui, ainsi, n’auront plus à se déplacer à la Caisse nationale de retraite afin de prouver leur existence en y déposant un extrait de naissance. Le second projet consiste en l’établissement d’une identité virtuelle de l’assuré social qui lui permettra de naviguer en toute sécurité sur les plateformes mises en place par le département et dédiées à la télédéclaration, le télépaiement, la télédemande et même à travers l’espace électronique interactif «Hana». Selon le ministre, ce service sera mis à la disposition des praticiens de la santé conventionnés. Le troisième projet vise la mise en place d’une application pour traduire en instantané la langue des signes en texte à lire et vice-versa, un projet en direction de la catégorie des personnes sourdes et muettes. Le premier responsable du secteur a indiqué, dans un point de presse, que ces projets font partie de la stratégie mise en place par le ministère pour la modernisation des prestations et l’amélioration du service public, soulignant que les pouvoirs publics tendent à alléger les procédures administratives, sécuriser les informations et assurer des services en ligne de manière instantané. M. Haddam mis en avant les efforts déployés pour une meilleure intégration de la digitalisation et de la numérisation dans le fonctionnement de la sécurité sociale. C’est, par exemple, le cas de la mise en place d’un programme de mutualisation et entraide administrative, un portail électronique commun entre les secteurs de la sécurité sociale et des travaux publics et la connexion des bases de données entre le Centre national du registre du commerce, la Cnas et la Casnos. Le chef de département à l’Anem, Yahia Rassoul, dont l’intervention a porté sur le thème «Vers un écosystème digital», a quant à lui fait savoir que tous ces projets ont été mis sur pied grâce aux 1.300 informaticiens algériens que compte le secteur. Pour mettre en lumière les réalisations du secteur, M. Rassoul a exhibé quelques chiffres. «Nous avons 1.900 sites connectés et 11 Datacenter», a-t-il souligné.

Nadia Rechoud

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