Cancer du sein : Mon époux, ma planche de salut

Rosa a la quarantaine quand, suite à une autopalpation, elle tombe sur une masse qui l’inquiète. Elle se rend immédiatement chez son gynécologue qui l’oriente, à son tour vers un sénologue : « J’ai toujours redouté ce genre de démarche car j’imaginais que je n’aurais pas la force d’affronter la réalité si on m’annonçait un jour que j’avais un cancer. Pourtant, ça m’est bien arrivé et j’ai dû y faire face avec courage et surtout avec foi en Dieu. Lorsque le diagnostic est tombé, j’ai cru que mon monde s’écroulait mais le soutien de mon époux a été plus que salutaire, j’ai puisé toutes mes forces en lui. Son amour a été ma planche de salut. J’ai été hospitalisée et j’ai subi une mastectomie. Après des séances de radiothérapie et de chimiothérapie qui m’ont laissées sans forces, j’ai encore pu compter sur l’aide de toute ma famille. Mes enfants, adolescents à cette époque, étaient perdus car ils pensaient que je n’en réchapperais pas tant on disait que le cancer était mortel. Mais je suis heureuse de dire que je suis guérie. Ma maladie est, pour moi, une étape de mon existence qui m’a forgée et m’a surtout redonné goût à la vie. Aujourd’hui, j’ai 54 ans et je me sens en pleine forme. J’ai toujours des contrôles épisodiques chez mon médecin car on ne sait jamais mais je ne vis pas avec la peur d’une récidive. Je profite d’ailleurs de cette tribune qui m’est offerte à travers votre page pour remercier mon époux et mes proches car, sans eux, je n’aurais jamais réussi à traverser cette épreuve. Leur soutien a été indéfectible, ce qui me fait penser que bien des femmes se retrouvent abandonnées en pareilles circonstances, ce que je trouve injuste et triste. Affronter seule la maladie n’est pas facile ».
Kamir B.

%d blogueurs aiment cette page :